« On aura cinq nouveaux conseillers. On constate une certaine stabilité au niveau du Département. Ça pourrait permettre de renouveler la majorité qu'on a connue dernièrement, et qui a permis de maintenir une certaine stabilité. L'élection de Christian Chaton, d'Alsace d'abord, n'était pas souhaitable, mais je crois que la sagesse de l'ensemble des collègues de l'assemblée départementale saura rapporter ses déclarations à leur juste niveau… Je rappelle qu'on a déjà eu un conseiller général du Front national dans l'assemblée, Gérard Freulet, jusqu'en 2001. Quant à François Tacquard, il fut un excellent collègue et il aurait été dommage de le perdre dans l'assemblée. Le retour de Jean-Jacques Weber dans l'assemblée n'était guère souhaitable, il ne fallait pas retrouver l'ambiance qui a prévalu entre 1988 et 1998 ».
FRANÇOIS TACQUARD (SE)
« Je suis évidemment soulagé de cette victoire. Après le 1e tour, j'ai bénéficié d'un formidable soutien, 900 signatures ont été recueillies en deux jours, 80 élus m'ont soutenu publiquement, mais aussi des chefs d'entreprises, des artisans. Je dois aussi beaucoup à l'intervention décisive du député Jean-Luc Reitzer, pourtant un élu de la droite, et de Michel Habib au sujet de la RN 66. Leur mise au point a fait crever cette utopie, cette baudruche en mettant les choses au point. Maintenant il faut continuer nos efforts, accentuer le développement local, mobiliser les énergies, favoriser des innovations pour la création d'emplois. Après cette victoire, le troisième tour va se jouer au Département. Mais auparavant, nous faisons la fête à Storckensohn!»
MICHEL HABIG (UMP)
« Je suis très heureux de cette victoire avec 41,18 % des voix dans le contexte difficile d'une triangulaire. Je crois que les électeurs du canton d'Ensisheim ont fait le bon choix. Par rapport aux dernières élections cantonales, j'améliore mon score en nombre de voix. Je vais tout mettre en oeuvre pour continuer à mener mon canton dans la voie du progrès pour ses jeunes et ses habitants. Je me félicite de la participation élevée, qui est rassurante après tout ce qu'on a dit sur le désintérêt de la population pour la vie politique. Maintenant que je suis réélu conseiller général, je suis candidat à la présidence du conseil général. Mais pour l'instant, c'est l'heure des comptes…»
HENRI STOLL (VERTS)
« Je ne suis pas surpris du résultat. Les gens ont commencé à se rendre compte que l'écologie, c'était quelque chose de sérieux. Pierre (Schmitt), moi et quelques autres ont réussi à prouver que l'écologie, ce n'est pas seulement quelques rêveurs qui vont au Larzac (même si j'y étais cet été). Ce soir, il y a eu désunion de la droite, mais c'est avant tout la victoire de l'écologie. Mon premier projet en tant qu'élu, c'est de faire barrage à Michel Habig. Ensuite, je vais essayer de voir avec François Tacquard s'il y a la possibilité de faire un groupe qui s'intéresse à autre chose que le productivisme, pour un monde plus humain ».
JEAN-JACQUES WEBER (UDF)
« C'est Tacquard qui gagne et le canton qui perd ; c'est la vallée de Saint-Amarin qui perd toute chance de s'en sortir. Je suis très triste pour la jeunesse de cette vallée. Elle aura du mal à rattraper ces douze années de perdus. J'ai été battu non à la loyale, mais dans une campagne de dénigrements, de calomnies et de mensonges, où l'essentiel, le programme pour le renoveau de la vallée, a été totalement oublié. C'est dommage ! Bonne chance à ce canton… Je remercie tous ceux qui m'ont encouragé et fait confiance et aussi M. Allonas et les quatre maires qui ont appelé à voter pour moi au 2e tour. Je leur souhaite beaucoup de courage pour les temps à venir et j'espère que les conseils municipaux déchirés par M. Tacquard retrouveront sérénité et ambition. Nul n'est prophète dans son pays. C'est peut-être vrai!»











