Il y a un vote des grandes villes, différent de celui de la campagne. Dans les trois métropoles alsaciennes, Adrien Zeller (UMP-UDF) obtient un résultat nettement inférieur à sa moyenne régionale (34 %). La gauche plurielle et le FN y obtiennent plus de voix que dans le reste de l'Alsace. MULHOUSE.- La liste Zeller-Grosskost arrive en tête avec 26 % des voix, mais dépasse les 30 % à Mulhouse Est et Mulhouse Sud. Un résultat à peine inférieur à celui des deux listes cumulées UDF et RPR, en 1998. Le FN, en tête à l'époque, est second avec 23,91 % et 4 points de moins. Mais Patrick Binder arrive en tête à Mulhouse Nord et, d'une paille, à Mulhouse Ouest. Néanmoins, loin de reculer, l'extrême-droite engrange, avec Alsace d'abord, plus de 30 % des suffrages. Satisfaction affichée par le PS qui est 3e avec 23,78 %, contre moins de 20 % il y a six ans. COLMAR.- Adrien Zeller obtient dans la ville de Gilbert Meyer (UMP) un score meilleur (environ 30 %) que ne le laissaient prévoir les premières estimations. Cependant, dans les deux cantons nord et sud, le FN et Alsace d'abord dépassent, ensemble, les 25 % contre 17 % en 1998. La gauche, avec plus de 20 %, enregistre également une progression significative. STRASBOURG.- Il y a six ans déjà, Jacques Bigot (PS-Verts) devançait Adrien Zeller à Strasbourg. On parlait alors de l'effet Trautmann. Dimanche, l'ancien maire de Strasbourg exultait car la gauche plurielle a passé la barre des 33 % (contre 29 %), devançant Adrien Zeller de deux points dans la ville dirigée par Fabienne Keller (UMP). Les deux listes arrivent en tête chacune dans la moitié des dix cantons. Quant au FN, il y perd 6 %… récupérés par Alsace d'abord. Faut-il parler de vote sanction pour le « tandem strasbourgeois »… ou pour la municipalité de Mulhouse ? Les élections sont différentes. Ce qui est évident, c'est que l'électeur ne craint pas de changer de vote selon le scrutin.











