Coup de froid à droite. Les bleus ont le blues. Seul rescapé de ce dimanche gris, André Péquignot, candidat UMP réélu sans difficulté dans le canton de Saint-Hippolyte. Certes, il perd quatre points entre les deux élections mais vu le contexte, il ne fait pas la fine bouche. En face, la candidate socialiste, Anne-Marie Lab s'est contentée de 26,8 %. Mais à Saint-Hippolyte, comme ailleurs, le vote FN gagne du terrain. Le candidat de l'extrême-droite fait deux fois mieux qu'en 1998. Le Front national a également le vent en poupe à Pont-de-Roide où il gagne cinq points et est en position de se maintenir au second tour. Une première. Ce qui complique la tâche de Louis Cuenin, conseiller général sortant de la Majorité départementale qui a totalisé hier 41,4 % des voix. Soit 5 % de moins qu'en 1998. Gaston Veya avec 30 % des voix peut l'inquiéter car le candidat socialiste peut espérer rassembler sur son nom les électeurs du PCF et des Verts. Même si Louis Cuenin a une avance non négligeable, la partie s'annonce serrée dimanche prochain.
UMP : pâle figure
Dans les deux cantons de Montbéliard, gauche et droite devront aussi compter avec le FN. Les deux frères Hélias (PS) semblent bien placés pour conserver leurs fauteuils face à des candidats de l'UMP qui ont fait pâle figure hier. A Montbéliard-Est Phillippe Tissot s'est contenté d'un modeste 24 % (dix points de moins qu'en 1998). Les 5,72 % du candidat de l'UDF ne constituent pas un apport suffisant pour dimanche prochain. Jacques Hélias, conseiller général sortant est lui à 33 %. À Montbéliard-Ouest, le candidat du Front national talonne l'UMP dans certaines communes et dans le quartier de la Chiffogne. Avec 28,6%, Pierre Maury ne peut que miser sur un sursaut de l'électorat traditionnel de droite. Sur ces deux cantons, le score des Verts avoisine les 6 %.
Etupes : la gauche en tête
Reste le cas d'Etupes où la succession de Jean Geney semble mal engagée pour la droite. Le poulain de l'UMP, Charles Demouge est arrivé hier en deuxième position avec 27 % des voix loin derrière le candidat socialiste, Michel Rondot (35,3%). Le Front national est lui à 21 % contre 14 % en 1998. Le PCF se maintient avec 5 % des suffrages tandis que les Verts réalisent une entrée honorable avec 6 %.
FN trouble-fête
Dans ce pays de Montbéliard qui avait viré du rose au bleu aux dernières législatives, le PS reprend des couleurs. Il est en mesure de conserver les deux cantons de Montbéliard et de faire basculer celui d'Etupes et pourquoi pas, d'accrocher Pont de Roide. À droite, c'est le reflux. L'UMP déplore que l'électeur ait fait de ces cantonales un enjeu national. Le FN avait promis d'être le trouble-fête du second tour. C'est chose faite. Le parti de Jean-Marie Le Pen s'inscrit durablement dans le paysage politique montbéliardais. À la ville comme à la campagne.











