« Dans un contexte national et régional difficile aussi bien sur le plan de la sécurité que de l'emploi, nous aurions pu être sanctionnés. Ce n'est absolument pas le cas puisque nous consolidons nos résultats de 1998 », a déclaré hier soir, sans triomphalisme, Adrien Zeller au cours du débat organisé par France 3 Alsace en collaboration avec Jean-Pierre Champiat, de L'Alsace, Jacques Fortier, des DNA et de l'universitaire Richard Kleinschmager. De fait, à l'exception de Patrick Binder, du Front National, aucune des têtes de liste présente n'a fait assaut de satisfaction ou d'autosatisfaction. Jusqu'à la fin du dépouillement, Jacques Bigot qui menait la commune PS-Verts n'a pas eu la certitude d'arriver effectivement en seconde position devant le Front National – même si finalement il le devance de quelques milliers de voix. C'est pourquoi il a préféré mettre l'accent sur le succès relatif à ses yeux de la liste de la majorité sortante. « On ne peut pas être un président sortant heureux quant deux électeurs sur trois ont voté contre vous », a-t-il adressé à Adrien Zeller. Adrien Zeller, également visé par Patrick Binder pour qui l'objectif au second tour est désormais « de battre la gauche et d'abattre Adrien Zeller » en faisant appel pour cela aux électeurs de droite ou de gauche « à ceux qui ont voté pour Alfred Wahl ou Antoine Waechter » Robert Spieler, d'Alsace d'Abord, qui au moment du débat ne savait toujours pas si sa liste atteindrait le seuil fatidique des 10 % qui lui aurait permis de se maintenir dimanche prochain a rejeté par avance tout rapprochement avec le FN : « Pour envisager une fusion de liste avec le FN il faudrait pour commencer une compatibilité entre nos programmes. Le FN est anti-régional et anti européen, nos électeurs auraient le sentiment que l'on se moque d'eux si nous faisions cela. » De fait, en ce soir de premier tour, seul Antoine Waechter, sur le plateau se proposait ouvertement d'entamer des discussions de fusion soit avec Adrien Zeller, visiblement peu demandeur, soit avec Jacques Bigot, également dubitatif puisqu'il compte déjà les Verts sur sa liste.
Aparté entre Jacques Bigot (PS/Verts) et Adrien Zeller (UMP).
Photos Jean-Marc Loos
Le plateau de France3 Alsace pendant le débat.











