UMP-UDF : Meilleur score dans le Bas-Rhin que dans le Haut-Rhin
Une nouvelle fois, Adrien Zeller obtient un meilleur score dans le Bas-Rhin — où il améliore même son pourcentage de 1998 - que dans le Haut-Rhin. Dans ce département, l'UMP et l'UDF qui se présentaient unis, alors qu'ils étaient divisés il y a six ans, ne retrouvent pas, avec 30,94%, le potentiel de 32 %. À se demander si les longues négociations entre les deux partis, puis les bisbilles au sein de la liste et au sein même de l'UDF, n'ont pas découragé les électeurs… De même, mais c'est maintenant traditionnel, la majorité sortante obtient de meilleurs résultats dans le monde rural que dans les trois grandes villes. Néanmoins, à Mulhouse, la tête de la section haut-rhinoise, Arlette Grosskost, qui est aussi la députée UMP de la ville, a dépassé le FN et la gauche, arrivés côte à côte. Mais à Strasbourg et à Colmar, deux villes dirigées par des maires UMP, Adrien Zeller, qui avait pris sur sa liste les candidats que ces derniers avaient désignés, n'a pas fait le plein. Il est même devancé, une nouvelle fois, par Jacques Bigot dans la métropole européenne…
Le FN stagne, Alsace d'abord progresse
A première vue, Adrien Zeller peut se féliciter de devancer nettement le FN. On lui avait promis un 22 avril bis. On en est loin puisque le Mulhousien Patrick Binder s'est même fait coiffer, in extremis, sur le poteau par la tête de liste régionale, tout en restant 2e dans le Haut-Rhin. Cependant l'union UMP-UDF n'a pas endigué une nouvelle progression de l'extrême-droite. Elle ne profite certes pas au FN : dans le Haut-Rhin, Patrick Binder maintient la position de Gérard Freulet il y a six ans, sans atteindre les 23 % de Jean-Marie Le Pen en 2002. Mais, dans le Bas-Rhin, il perd nettement du terrain et se retrouve troisième derrière Jacques Bigot. Ce qui lui vaut d'être relégué à la 3e place régionale. C'est la liste Alsace d'abord, avec Robert Spieler et Jacques Cordonnier, qui effectue la progression la plus forte. Arrivé 4e avec environ 9 % des voix, Robert Spieler ne peut cependant se maintenir. D'évidence, la campagne sur une thématique proche du FN, mais avec en plus la défense de « l'Alsace mal aimée par Paris », a porté.
La gauche coiffe le FN sur le poteau
Arrivé en 2ee position, la tête de liste socialiste Jacques Bigot peut se féliciter d'avoir réalisé l'union avec les Verts. Le maire d'Illkirch-Graffenstaden, appuyé par le maire de Thann, Jean-Pierre Baeumler, a également amélioré son résultat de 1998 dans les deux départements, un peu plus dans le Bas-Rhin que dans le Haut-Rhin. La liste de la gauche plurielle n'a été gênée par celle d'Alfred Wahl (PC-MDC-PRG) qui souhaitait imposer une négociation entre les deux tours à ses anciens amis socialistes. Il n'a pas réussi son pari… Mais l'élection d'hier a aussi marqué le retour d'Antoine Waechter qui a dépassé la barre de 5%, contrairement à 1998, avec un plus dans le Haut-Rhin. Mais Antoine Waechter, tout comme Robert Spieler, ne pourront transformer leur essai qu'à la condition de fusionner avec une autre liste. C'est tout l'enjeu de la journée à venir.











