Venu soutenir la liste Zeller-Grosskost, le secrétaire d'État aux Transports (UMP), Dominique Bussereau, a confirmé les engagements en faveur des TGV Est et Rhin-Rhône. « L'Alsace a été la région qui a obtenu les plus grandes décisions en sa faveur. Parce que ses élus — Adrien, Hubert, Arlette, Philippe et les autres — se sont bien battus et parce que les collectivités se sont mobilisées », a martelé hier Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, venu soutenir la liste régionale UMP-UDF. À chaque étape, à Saint-Louis où la réunion avec les dirigeants économiques a porté sur des dossiers techniques, mais aussi à Sélestat et à Sainte-Marie-aux-Mines, il a insisté sur les décisions prises par le gouvernement Raffarin, notamment en faveur des deux TGV, Est et Rhin-Rhône. Pour couper court à la polémique sur la deuxième phase du TGV Est, entre Baudrecourt et Strasbourg, il a réaffirmé que le Premier ministre s'est engagé à lancer ces travaux « en se rapprochant de 2007 », achèvement de la première phase. En 2006, a-t-il rappelé aussi, les travaux entre Mulhouse et Dijon auront commencé. « C'est la première fois en France qu'on conduira plusieurs chantiers TGV », a ajouté l'élu de Poitou-Charentes, en insistant sur le raccordement du TGV et de l'ICE à hauteur de Strasbourg. Selon lui, Jacques Chirac, lors de son déjeuner d'hier avec Gerhard Schröder, a insisté pour que l'Allemagne entreprenne ces travaux…
« Trois fois le Smic »
Car le secrétaire d'État aux Transports connaît bien les dossiers alsaciens. À l'EuroAirport où il a été accueilli par la députée Arlette Grosskost, tête de la section haut-rhinoise, par le député Jean Ueberschlag et par le sénateur Hubert Haenel, « qui est à l'origine de la régionalisation ferroviaire », a-t-il rappelé, Dominique Bussereau a répondu sur l'avenir de la plate-forme, l'arrivée des compagnies low-coast ou encore la liaison ferroviaire avec l'aéroport… Néanmoins il ne s'est pas engagé sur le rétablissement de la déclaration d'utilité publique d'un canal Rhin-Rhône « à dimensions plus modestes ». Mais, interpellé sur le déménagement de l'aéroport de Houssen, il a proposé d'organiser une table-ronde avec tous les responsables concernés. « Après les élections, nous referons le point sur tous ces dossiers. Nous afficherons nos priorités et nous définirons une méthode », a promis Hubert Haenel, en évoquant une nouvelle réflexion prospective à dix ans. À Sélestat où Adrien Zeller — qui venait de l'inauguration de l'entreprise Millipore — a rejoint son équipe, Dominique Bussereau s'est montré plus polémique. « On m'a dit que Jack Lang rôde par là », a-t-il lâché, avant d'ironiser à propos « des leçons de politique sociale » de l'ancien ministre de la Culture, dont « le costume vaut trois Smic ».











