« Nous avons prévu 800 euros pour l'impression des affiches, de quelques tracs et de quelques bulletins de vote », confie Pascale Grauss (Parti fédéraliste). Cette somme provient des deniers personnels des colistiers. « Nous appelons nos électeurs à télécharger le bulletin de vote et notre profession de foi sur notre site internet (NdlR, www.jevoteautrement.com) et à l'imprimer, comme nous y autorise la loi », explique-t-elle. Elle espère que cela attirera les jeunes et incitera les électeurs à avoir à un comportement citoyen, puisque le coût est moindre pour le contribuable qu'une campagne classique.
Plafonds et seuils
À l'opposé, l'UMP dispose du budget le plus important : « Il s'élève à 350000 euros, dont la moitié a été consacrée à la communication. Le reste paye les frais de déplacement, les locations de salles… », indique Justin Vogel, le mandataire financier de l'UMP. Une partie de cette somme provient d'un prêt, le reste est préfinancé par ceux figurant en position éligible. « Les 21 premiers du Bas-Rhin et les 12 premiers de la liste du Haut-Rhin ont avancé 4500 euros », ajoute-t-il. Alsace d'Abord a consacré 250000 euros à cette campagne, soit le montant maximum que l'État remboursera aux listes alsaciennes qui auront obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. Les formations politiques ne peuvent consacrer aux régionales plus du double de ce plafond (environ 500000 euros pour notre région). « Les deux premiers de la liste bas-rhinoise et moi-même avons contracté un prêt personnel pour cette campagne », souligne Jacques Cordonnier. « L'imprimeur représente 35 % des dépenses, la distribution des tracts et professions de foi atteint 30 %, le reste est allé au site internet, aux locations de salles… ».
Tracts et affiches
Le Front National a dépensé « un peu plus que le plafond de remboursement de l'État, soit environ 255000 euros », calcule Patrick Binder, la tête de liste. « 70 % de cette somme est allée aux journaux et tracts, le reste a servi a payé les salaires de trois collaborateurs, les locations des voitures pour les tournées de distribution de tracts… ». Le budget a été entièrement préfinancé par les six premiers de la liste bas-rhinoise et les cinq premiers de la liste haut-rhinoise, par des emprunts personnels. Le Parti Socialiste est demeuré sous le plafond de remboursement par l'État avec « un budget de 215000 euros. Il a été financé par un emprunt souscrit par les cinq premiers de la liste bas-rhinoise et les quatre premiers de la liste haut-rhinoise », note Henri Krauth, le mandataire financier. 90000 euros sont allés à la communication, 16000 euros sont des frais de personnel, 6000 euros pour le local de campagne… « Le Mouvement écologiste indépendant consacre 40000 euros aux régionales en Alsace. L'argent provient du financement public des partis politiques », souligne Antoine Waechter précisant que l'argent versé par le MEI servira ira surtout aux imprimeurs. Il ajoute qu'il existe une solidarité entre les régions : si une liste n'atteint pas les 5 % lui permettant d'être remboursée par l'État, ce sont les autres régions qui ont franchi ce seuil qui participera au financement de sa campagne, faisant appel, pour le reste aux colistiers, emprunts ou cotisations.
Une commission de contrôle
« Lutte ouvrière a financé 10000 euros et la Ligue communiste révolutionnaire les 10000 autres. Rien ne sera demandé aux candidats », précise Françoise Ruch. Cette somme a surtout servi à imprimer le matériel électoral obligatoire (bulletins de vote et profession de foi), le reste a été dédié aux locations, tracts et frais de transport. « Les trois partis — MRC, PRG, PCF — ont financé l'impression des professions de foi, des bulletins de vote… ce qui représente les deux tiers de nos dépenses. Le reste des 50000 euros, affectés à la campagne de terrain, est payé par les colistiers et par des souscriptions que nous lançons », détaille Jacky Dudt, le mandataire financier qui précise que des appels à des dons ont également été envoyés aux sympathisants des trois formations politiques. Les partis, qui doivent obligatoirement recourir à une association ou à une personne physique (le mandataire financier), pour le financement de sa campagne, devront non plus remettre leurs justificatifs à la préfecture mais à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui vérifiera que les listes n'ont pas dépassé les plafonds autorisés par la loi.











