Le maire UMP de Strasbourg, Fabienne Keller, a beau rappeler que « les cantonales sont les cantonales, les municipales les municipales », le résultat des élections dans les cantons strasbourgeois renouvelables aura valeur de test. Il donnera une indication sur la manière dont les Strasbourgeois jugent l'action du tandem Keller-Grossmann porté à la mairie dans une certaine euphorie. Du moins dans les quatre cantons dans lesquels des adjoints sont engagés, celui de la Meinau — où le sortant, Jean-Philippe Maurer (UMP), n'est pas impliqué dans la municipalité — étant à part. Partout ailleurs, les débats se focalisent, soit sur la politique nationale, sur les projets municipaux. Les adjoints au maire ont d'ailleurs tendance à faire une campagne d'adjoints, sans vraiment s'appuyer sur le bilan, jugé positif, du conseil général du Bas-Rhin. C'est à Strasbourg que se concentrent les débats les plus vifs entre la gauche et l'UMP, et entre l'UMP et l'UDF. Dimanche soir, on regardera avec intérêt le résultat du Neudorf, l'ancien canton de Fabienne Keller où la sortante, Geneviève Werlé avait battu Roland Ries il y a trois ans. Une autre femme — et adjointe de quartier — Pascale Jurdant-Pfeiffer est engagée dans le canton voisin du Neuhof dont le sortant est l'ex-PS, Jean-Claude Petitdemange. Mais, dans les deux cas, la gauche est divisée, tout comme l'extrême-droite. Dans les deux autres cantons — le quartier de la Gare/Centre et celui de Cronenbourg/Hautepierre — les sortants, respectivement Jean-Jacques Gsell et Serge Oehler, sont deux socialistes bien implantés. Face à eux deux adjoints, Jean-Claude Bader, concurrencé par l'UDF Jacques Bon, et Jean-Emmanuel Robert, mais aussi des représentants de tout l'éventail politique. Tout dépendra du taux de participation, traditionnellement faible à Strasbourg.











