Des quatre cantons renouvelables autour de Colmar, c'est celui de Wintzenheim qui compte le moins de candidats, avec « seulement » huit prétendants à la succession de Pierre Knittel, dont lui-même. Pour autant, la situation reste très indécise, tant les candidats partent en ordre dispersé, aussi bien à droite qu'à gauche. A droite en effet, le sortant Pierre Knittel, qui brigue un cinquième mandat sous l'étiquette UMP-UDF, trouvera sur sa route son rival Guy Daesslé, le maire de Wintzenheim, arrivé en deuxième position à l'issue du premier tour des cantonales de 1998. Déclaré « indépendant-divers droite », ce dernier espère bien prendre sa revanche, fort de sa participation aux dernières législatives : en 2002, il était arrivé en tête dans le canton avec 20,77 % des voix. Maire du chef lieu du canton, il pourrait également bénéficier du poids électoral de sa commune, qui rassemble 5398 électeurs sur les 14 806 inscrits du canton. À condition qu'il améliore son score de 1998, où il n'avait obtenu que 36,83 % des voix dans sa commune. À droite enfin, il faudra aussi compter avec Jacques Cattin, le maire de Voegtlinshoffen, qui se présente également sous l'étiquette « indépendant-divers droite », et se considère comme « l'outsider » de ce scrutin.
La gauche exclue du 2e tour ?
Les deux prétendants ne manquent évidemment pas de rappeler à Pierre Knittel qu'il serait temps de passer le relais. Le sortant, lui, ne ménage pas le maire de Wintzenheim, à qui il reproche de ne pas avoir réussi, malgré son statut de premier vice-président de la communauté d'agglomération, à infléchir la position du maire de Colmar concernant la déviation de Wintzenheim. A gauche, l'heure n'est pas non plus à l'entente. Le Vert Christophe Hartmann a eu beau réclamer le retrait de la socialiste Danielle Rubrecht, pour « prolonger la dynamique d'union aux régionales », rien n'y a fait : Verts et roses partiront chacun de leur côté. « Il faut être réaliste, commente Christophe Hartmann. La gauche sera exclue du deuxième tour. » D'autant que le communiste Guy Buecher, lui, tentera d'améliorer encore le score de 1998 du PC (5,37 %), confronté au Mulhousien Pascal Neuschwanger, candidat de Lutte ouvrière. A l'extrême-droite enfin, Bernard Naili, le candidat du Front National, sera seul en course, en l'absence d'une candidature Alsace d'abord. Dans cette configuration, son poids pourrait en être d'autant renforcé.











