Dès le printemps prochain, le coupé 645 Ci sera épaulé d'un cabriolet avec capote toilée, et un V6 de 3.5 et 272 ch s'ajoutera au V8 4.4. BMW France espère immatriculer le duo à 350 unités en année pleine. Pour Munich, le millésime 2004 sera en fait exceptionnellement important avec, outre le X3 en tout début d'année, la série 1, première vraie incursion du constructeur dans le segment des compactes de 4,20 m. On songe également à la 5 Touring et, plus tard, à la nouvelle série 3, à la série 4, un coupé sur la base de la 3, et probablement à des versions quatre cylindres du roadster Z4. Pour l'heure, Didier Maitret, le président de BMW France, conserve un joli moral. Même si la marque devrait légèrement reculer cette année, à 33000 ventes contre 34000 en 2002, le carnet de commandes en cette fin d'année est supérieur à celui de la fin 2002 et le double lancement quasi simultané du X3 et du X5 retouché (bientôt à l'essai ici) devrait très favorablement influencer les ventes 2004. Pas de gros soucis pour Mini avec plus de 10500 immatriculations cette année et d'aimables perspectives avec le prochain lancement du cabriolet. En somme, BMW s'en sort bien alors que le discours sécuritaire bat son plein, désignant assez volontiers à la vindicte populaire les grosses cylindrées allemandes. Ceci explique cela, la clientèle semble provisoirement préférer les V6 aux V8 tandis que la tonitruante M3 a vu ses ventes chuter de 30 % cette année, alors que sa version ultra sportive CSL, une série certes limitée, s'est vendue comme des petits pains. « La passion n'a pas disparu, mais il faudra au moins trois ou quatre ans pour que les Français achètent en fonction de leur goût et non du législateur…» En attendant, le haut de gamme souffre plus que de coutume et le diesel s'éclate…











