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Volkswagen a sa Polo Fun, MG Rover répond avec la Streetwise.
Une 25 en tenue de campagne assez inattendue.
MG ROVER se cherche pour trouver sa clientèle. Aujourd’hui indépendant, le constructeur anglais multiplie les effets d’annonce pour braquer les projecteurs sur lui et prouver au monde entier que la vénérable marque britannique est toujours en vie. 7000 ventes françaises en 2003. En attendant début 2004 et la City, resucée anglicisée de… l’Indica Tata dont on loue déjà le rapport prix-habitabilité, le Britannique encanaille sa paisible 25, transformée en véhicule de loisirs avec force attributs esthétiques mais sans la transmission intégrale. MG Rover n’est pas, n’est plus, Land Rover.
Pour être franc, cette Streetwise accommode les restes. Plus toute jeune, la 25, ex-200, attend sa remplaçante et cette version baroudeuse très clairement ciblée tendance (?) devrait lui redonner un peu de tonus pour faire le joint. Outre la robe façon Camel Trophy avec élargisseurs d’aile, barres de toit et boucliers avant/arrière proéminents, la Streetwise diffère de la 25 essentiellement par sa garde au sol portée à 16 cm (+ 28 mm). C’est amusant au regard, quoique pas très Rover, et sympa pour aller aux champignons. Pas question en effet de grimper aux arbres avec deux roues (avant) motrices seulement et pas de différentiel mais pour MG Rover le but avoué est d’affronter la jungle urbaine et ses trottoirs, pas le Paris-Dakar.
Rehaussée de 15 mm, sensiblement raffermie, la suspension a été retravaillée pour plus de flexibilité et l’auto gagne sur tous les tableaux: au moins aussi efficace sur le macadam qu’une 25 grâce à un moindre roulis et pas moins confortable, elle lui est supérieure, évidemment, en tout chemin grâce à la hauteur de caisse supérieure et au travail des suspensions. Le bilan d’ensemble est somme toute très positif avec un agrément de conduite évident et un comportement à l’ancienne, avec un train avant moteur rivé au sol et un train arrière volontiers… joueur. Excellent freinage (ABS en série).
On optera sans hésiter pour le moteur essence, bien plus agréable
Côté mécaniques, MG Rover a joué petit bras. Deux moteurs seulement, un peu plus de 100 ch maxi, qu’ils soient nourris à l’essence ou au gazole en attendant du plus costaud en 2004. Sauf à ne jurer que par la pompe, on optera sans hésitation pour le 1.4 essence seize soupapes de 103 ch aussi vif, dynamique et discret que l’antédiluvien deux litres turbodiesel à injection directe est mou et sonore. Pareille mécanique agricole — à quand la rampe commune? — n’a pas grand-chose à faire sur un engin aussi typé loisirs que la Streetwise, d’autant que le surcoût demandé (2500 €) est abusif. MG Rover France pense néanmoins assurer près de deux tiers des ventes budgétées en diesel. Boîte de vitesses manuelle un peu floue dans les deux cas.
Objectif? 800 immatriculations contre 1000 ventes pour le modèle standard 25. Le défi est plausible compte tenu du charme particulier de cette automobile quelque peu frimeuse mais finalement rationnelle avec son espace habitable généreux pour 4 personnes (ou 5 selon l’aménagement choisi), son coffre accueillant et extensible et son équipement assez complet dès le niveau de base (climatisation, double airbag…) mais plus encore sur la version Pack (+ 1100 €), qui profite notamment d’une installation hi-fi plus pointue et de jantes alu de 16 pouces. Évidemment, la présentation générale est un peu surannée malgré les touches d’alu, les plastiques particulièrement durs, les ajustements parfois fantaisistes, les bruits d’air bien présents mais la qualité générale n’est pas en cause et les prix demandés raisonnables, de 13800 € à 18000 €, soit en moyenne 600 € de plus qu’une 25 standard. A noter enfin que Rover exige 600 € pour passer d’une 3 portes à une 5 portes.
Jacques
Prost
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Un nouveau logo
La Streetwise inaugure le nouveau logo Rover. Pas de révolution dans le style mais un traité plus épuré du drakkar, l’emblème de la marque anglaise née en 1904 en tant que constructeur de voitures mais qui avait été fondée en 1877 pour fabriquer des bicyclettes, ce qu’elle fit jusqu’en 1924. C’est évidemment à ce constructeur que l’on doit le célèbre Land-Rover (1948), aussi efficace pour avaler les obstacles que pour… remplir les caisses à l’époque mal en point du constructeur.
Drôle de parcours que celui de ce constructeur, indépendant jusqu’en 1966 lorsqu’il fusionna avec le constructeur de camions Leyland — lequel fusionna deux ans plus tard avec BMC (Austin, Morris, MG) — puis partenaire de Honda, composante du groupe British Aerospace et enfin propriété de BMW en 1994 avant de redevenir indépendant, seul «grand» britannique dans ce cas depuis que Jaguar et Aston-Martin ont rejoint le groupe Ford. Le partenariat avec le Chinois Brillance vient de capoter et seul l’Indien Tata (concepteur de l’Indica rebadgée City Rover début 2004) continue de travailler avec l’entreprise de Coventry. Un isolement que l’on sait dangereux à Coventry même si l’on annonce un bilan financier positif, le plein de nouveautés pour 2004 et le possible rachat des usines polonaises
FSO/Daewoo…
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