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Décidément en plein boum, le constructeur de Hiroshima ajoute une 3 à ses 2 et 6. Une compacte bien mise et très européenne…
JOLI COUP de crayon vaut toutes les publicités du monde. On l’a vu avec la grande berline 6, on devrait le vérifier avec la nouvelle Mazda 3 commercialisée ce mois-ci. Concurrente directe des ténors de la spécialité en Europe (Golf, Astra, 307, Mégane…), cette Nipponne est particulièrement bien roulée et sa robe aguichante devrait lui valoir un certain succès dans ce segment très prisé des compactes. Nettement plus banale et pourtant Japonaise longtemps la plus vendue en Europe dans les années 80, l’ancienne version 323 a tout de même trouvé près de 2 millions d’acheteurs depuis 1978; et elle pèse, en France du moins, quelque 40% du parc roulant Mazda…
Bâtie sur la plate-forme de la Focus C-Max et de la future Focus de chez Ford, la Mazda 3 annonce des mensurations exceptionnelles dans la catégorie avec notamment 4,42 m en longueur pour la 5 portes — 4,49 m pour la 4 portes promise pour le printemps 2004 —, soit une bonne vingtaine de centimètres de plus qu’une 307 ou une Mégane. Même chose pour l’empattement avec 2,64 m contre 2,61 m pour la Peugeot et 2,58 m à la nouvelle Golf, il est vrai qu’à bord, à l’arrière surtout, l’espace est spécialement généreux pour les gens comme pour les bagages (300 litres minimum). Pareilles dispositions familiales, même si la modularité est minimale, expliquent probablement que Mazda ait renoncé à décliner une version 3 portes et un break voire, c’est la mode, un monospace compact mais la marque a ce qu’il faut avec le Premacy (bientôt revu) et l’élégant break 6.
Jolie dehors, agréable dedans: le combiné de bord fait très Alfa Romeo avec ses compteurs en creux et la présentation générale séduit par le petit côté high-tech de la planche de bord. Tout cela est bien fait et fort sérieux, à défaut d’être chaleureux. L’équipement est fourni avec l’essentiel et même plus encore dès le niveau d’attaque Harmonie (4 airbags, climatisation manuelle, radio avec commandes au volant, verrouillage), les niveaux Elegance et surtout Performance étoffant la dotation.
Deux diesels début 2004: une obligation si la Mazda veut s’imposer
Dans un premier temps, la Mazda 3 sera proposée en deux motorisations essence, un 1.6 de 105 ch et un deux litres de 150 ch, icelui exclusivement disponible avec le niveau de finition Performance et la future 4 portes. Deux autres moteurs sont annoncés pour début 2004, un 1.4 essence et un 1.6 turbodiesel en deux puissances (90/110 ch) issu de la coopération Ford/PSA. Entre le 1.6 et le 2.0, la différence de puissance et de couple est évidente au volant — la consommation aussi, plus élevée d’en moyenne 1 litre pour le deux litres — mais le petit, éventuellement proposé avec une boîte automatique à 4 rapports, tient bien son rôle et suffira au bonheur de la majorité des pères de famille. Dans les deux cas, belle insonorisation et bon traitement des vibrations.
L’excellent châssis de l’auto, la rigidité de la caisse, une bonne position de conduite (volant doublement réglable) et un poids relativement contenu permettent de bien exploiter ces mécaniques et sans être une vraie GTI, la version 150 ch affiche un dynamisme presque sportif: train avant rivé au sol, train arrière (multibras façon Mazda 6) suffisamment mobile pour l’amateur, bel équilibre en courbe, roulis contenu et tenue au freinage exemplaire avec des distances d’arrêt spécialement courtes. Outre l’ESP et l’antipatinage, le deux litres profite d’une direction électro-hydraulique aussi précise que réactive. Enfin, preuve d’une bonne conception des trains roulants, le confort est préservé à un bon niveau y compris avec les jantes de 17 pouces et les pneumatiques bas de la «grosse». Seul reproche, quelques remontées percutantes dans la direction…
Jacques
Pros
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Mazda, le retour…
Affichée de 15100 à 19100 €, la Mazda 3 devrait conforter le retour en grâce du constructeur de Hiroshima. Après des temps de disette la décennie dernière, la marque a repris des couleurs sous la houlette de Ford et les chiffres actuels témoignent d’une belle santé: + 33% pour les ventes européennes au terme du premier semestre dans un marché globalement en baisse de 4%; + 39% en juin pour les ventes françaises, nouveau record. La 6 a clairement sonné le réveil du constructeur — 52477 exemplaires vendus, trois fois plus que de 626 en 2002 — réveil confirmé avec la 2 et donc probablement avec la 3. |
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