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Plus polyvalente mais moins malicieuse que son aînée, la nouvelle Panda doit redynamiser Fiat. Citadine capable de prendre la clef des champs, elle en a les moyens.
ON se souvient souvent d’une Panda comme de sa première deuche ou de la 4 L à pépé. On était jeune, désargenté et la fameuse «voiture à malice» était cette bonne à tout faire, capable de nous emmener sur les bancs de la fac comme au camping de Palavas. Vaillante mais inconfortable et bruyante, miss Panda semblait ne jamais vieillir. Les dirigeants de Fiat la laissèrent donc au catalogue durant 23 bonnes années avant de s’apercevoir que la jeunesse n’est pas éternelle.
Gosse de vieux, la nouvelle Panda est née avec un double atout: elle profite de la cote d’amour de mamy Panda et ne peut que lui être supérieure dans bien des domaines. En 23 ans, la sécurité active et passive a fait un bond, le rendement des moteurs — à cylindrée égale — est incomparable tout en polluant moins, et la qualité de fabrication d’une voiture en 2003 est aussi en hausse.
Notre nouvelle Panda profite d’un coup de crayon sympa et moderne, tout en conservant un air de famille avec son profil cubique. La découpe des vitres arrières lui offre une véritable personnalité, mais la face avant manque un peu de pep’s.
La bonne surprise est à l’intérieur, avec des tissus chatoyants de belle facture et un design de tableau de bord réussi. On apprécie le levier de vitesse façon Picasso (la voiture pas le peintre) tout en regrettant le manque de rangement pour le conducteur. Beaux cadrans, assemblage soigné et espace convivial font regretter la qualité médiocre de la poignée droite du siège conducteur. On chipote, car il convient de souligner l’aspect flatteur de la voiture sur ce segment des minis compactes capables de s’afficher à moins de 8000 €. D’autant que même en prix plancher, on bénéficie de cinq portes (lire en encadré).
Du sérieux, moins de malice
Les motorisations essence disponibles (le 1.1 de 54 ch et le 1.2 de 60 ch) sont vaillantes et suffisantes pour une voiture de moins de 900 kg. Au volant d’une 1.2, malgré une boîte de vitesses un peu longue, il est largement possible de perdre une bonne poignée de points sur autoroute sans même écraser l’accélérateur à fond.
En ville la voiture est un bonheur de maniabilité, grâce à une direction très bien assistée (avec une position City) et une vivacité du train avant étonnante. Légèrement survireuse, la Panda semble née pour tourner autour des giratoires. Et comme notre pays n’en manque vraiment pas…
Le confort est également tout à fait correct pour une voiture de 3,5 m, preuve que notre Panda des villes, correctement insonorisée, peut se transformer en Panda des champs à l’occasion d’un long week-end. Au rayon des fâcheries, signalons une entorse à l’esprit de famille. Celle qui a décidément tout d’une grande rate le carton plein pour un manque de modularité pourtant indispensable pour faire de l’ombre à l’incontournable Twingo. Certes les dossiers des banquettes arrières se rabattent en 50/50 (troisième ceintures en option), un espace de rangement sous le siège avant passager est disponible, mais la banquette reste fixée au plancher et devient un escalier peu pratique pour charger un meuble ou une machine à laver. Cette fameuse banquette arrière peut coulisser pour avancer dans l’habitacle, mais en rajoutant 220 € à la facture initiale. Sérieuse, notre nouvelle Panda est donc moins malicieuse.
La voiture de la reconquête
Avec des prix qui s’échelonnent de 7700 € (la 1.1 Team) à 10500 € (la 1.2 Émotion), Fiat a décidé d’être agressif pour secouer les Twingo (60% du segment A) mais aussi les Ka, Agila, Ignis… Surtout, cette voiture doit permettre de relancer la dynamique de la marque turinoise. En visant une clientèle de femmes actives et dynamiques et les jeunes à la recherche d’une première voiture, la Panda est stratégiquement parlant un véhicule de reconquête de parts de marché, ce qui explique ces tarifs aussi tendus. Autant en profiter.
Laurent
Gentilhomme
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Voiture
d’en-bas
Le débat est récurrent en France. Les consommateurs se plaignent de ne pas trouver de voitures à bas prix, même peu équipées, et les constructeurs jurent que quand ils en proposent, elles ne se vendent pas.
Avec sa nouvelle Panda, Fiat France a décidé de tenter à nouveau le coup d’une voiture à bas prix, en proposant la 1.1 Team à 7700 € (ou 50500 F).
Et de préciser que «C’est une vraie Panda en terme de comportement, sécurité, vivacité…» mais qu’évidemment elle est moins bien équipée. Cette voiture du peuple se passera donc de la direction assistée, de la climatisation, d’une peinture métallisée, d’appuie-tête arrières, d’une troisième ceinture, des barres de toit… Reste que pour le prix d’un gros scooter, vous avez une chouette voiture gaie, avec cinq portes et un joyeux moteur de 54 ch. Le pari est intéressant si le réseau joue le jeu, mais en revanche, pour une petite urbaine, l’absence d’un airbag passager risque d’être mal perçu. Ceux qui militent pour une sécurité plus active soutiennent que c’est l’ABS qui devrait obligatoirement équiper cette Panda «Cheap». Vaste débat qui montre la difficulté de répondre à la demande d’une clientèle peu argentée mais désormais pointilleuse sur la sécurité.
Pour autant, le gros des ventes de Panda devrait se faire sur la 1.2 Class affichée à 9300 €. Avec direction assistée, ABS et airbag passager! |
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