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Le D de la victoire?

Jaguar D. Rien à voir avec celle qui remporta le Mans dans les années 50. Aujourd’hui D veut dire diesel et tout le monde s’y colle. Même Jaguar avec sa X-Type.

Il n'y a que... Refrain bien connu dans le milieu automobile où les avis se font et se défont au seul motif que le client est roi. Jaguar passe donc au diesel. Et comme le besoin se faisait pressant, tout de suite: avec la X-Type petitement dieselisée Ford tandis que la plus grande S-Type suivra d’ici quelques mois avec un V6 Ford-PSA autrement plus noble.
Pour le coup et pour ne pas prendre trop de risques, Coventry ne se sera pas trop cassé la tête: la mécanique retenue est celle, optimisée bien sûr, de la Focus 4 cylindres, injection directe common rail, 130 ch, du classique chez les moyennes. Coup d’essai, coup de maître? Un premier essai de l’auto sur les routes certes peu exigeantes de la région parisienne rassure. Sympathique, l’auto n’est pas lymphatique et sa conduite ne manque pas de tonus grâce notamment à un couple culminant à 330 Nm voire 350 en cas de besoin. Surtout, Jaguar a tenu à serrer les prix avec une entrée de gamme à moins de 27900 €. Le prix d’une Citroën C5 2.2 HDI de milieu de gamme, moins cher qu’une 607 également HDI il est vrai plus grande. Mais pas si prestigieuse.
Dieselisée, la X-Type reste une Jaguar. L’auto ne perd pas une once de son charme british et la moindre puissance fera vite oublier la transmission intégrale réservée aux versions plus puissantes. De fait, ce moteur sonne la fin prématurée du petit V6 essence de 159 ch (lui aussi en traction et curieusement plus cher) compte tenu d’un agrément de conduite supérieur et d’une consommation évidemment moindre, 8 l en moyenne. Pour le bruit, c’est autre chose et si le quatre cylindres mazouté n’a pas la voix du six cylindres essence, il faut bien admettre que les ingénieurs anglais ont réussi l’insonorisation et qu’au bilan sonore et vibratoire, une X-Type n’a pas grand-chose à voir avec une Focus itou motorisée. Boîte de vitesse manuelle à 5 rapports uniquement quand la Ford Mondeo profite d’une boîte 6!

Sur route, le bilan est somme toute flatteur

Sur route, le bilan est assez flatteur. Dieselisée et pas trop alourdie (à peine plus de 1500 kg), la Jaguar conserve intactes les qualités de la X-Type avec un comportement très sûr et un confort de roulement appréciable. Aucune impression de lourdeur dans cet ensemble à traction avant mais un bel équilibre et une maniabilité étonnante compte tenu des mensurations (4,67 m). L’efficacité est certaine. La direction (excellente) mais aussi les ressorts, les amortisseurs et les barres anti-roulis ont été spécialement adaptés à cette version. Curieusement, l’ESP est en option.
Au bilan, cette X-Type 2.0d est une bonne affaire. Une voiture intelligente. A une économie certaine de fonctionnement, cette berline ajoute pour un prix compétitif tout le charme d’une Jaguar et notamment une ambiance intérieure inimitable. L’équipement de base est sérieux, mais il faudra piocher dans le catalogue des options pour s’offrir le cuir, les jantes alu ou opter d’emblée pour les versions Classique ou Sport plus riches et affichées respectivement 32950 € et 32550 €. A noter que Jaguar a profité du lancement de cette 2.0d pour retoucher légèrement sa «petite» berline, dehors comme dedans avec notamment de nouvelles jantes alu, de nouveaux boucliers, des garnissages revus et quelques équipements supplémentaires comme l’aide au stationnement avant, un siège conducteur réglable en 10 positions ou une hi-fi plus performante. Entre autres gâteries
!

Jacques Prost

 
 

Le site du musée de l'automobile de Mulhouse.

La belle adresse, bien qu'encore assez limitée, d'un passionné... d'épaves.

Le site du musée Peugeot, une vraie réussite.

 

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