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Un 4X4 très bien élevé

Original, bien fait, le RX 300 est une vraie Lexus. 4x4 qui plus est. 
Manque juste un diesel.

DURA LEXUS sed Lexus? Même pas. Ni sévère au regard ni dur aux lombaires, le Lexus RX 300 est probablement un des gros 4x4 de loisirs les mieux élevés du marché et ce compromis un des plus homogènes de la catégorie. Nouvelle robe, nouveaux dessous, cet engin particulièrement raffiné vit son premier vrai restylage après cinq ans d’une vie essentiellement nord-américaine et on voit mal, sinon l’inculture automobile, ce qui pourrait l’empêcher de grimper dans les intentions d’achat européennes.
Le prix, peut-être? Pas spécialement puisque proposé entre 44900 € et 58400 €, le RX 300 évolue dans les mêmes eaux que ses concurrents directs (BMW X5, Mercedes ML…). Et si la puissance du 3 litres V6 est légèrement en retrait sur les rivales susnommées (204 ch contre 231 ch pour un X5 trois litres), la présentation générale, la qualité et la richesse de l’équipement justifient pleinement les tarifs. On retiendra que toutes les versions de ce gros break surélevé disposent de 9 airbags (dont un protège les genoux du conducteur), d’une climatisation ultra sophistiquée, de phares au xénon, d’une hi-fi 6 CD ou de sièges avant électriques; mais il faudra choisir le niveau intermédiaire Pack Luxe pour s’offrir le cuir, les jantes alu de 18 pouces ou le hayon motorisé et accéder à des options disponibles en série sur le niveau haut de gamme (Pack Président) comme la navigation DVD, la rétrocaméra de recul ou le toit ouvrant électrique. Ladite version haut de gamme se réserve pour sa part une super hi-fi signée de l’américain Mark Levinson, des phares directionnels et une suspension active.

Le RX300 n’est pas un baroudeur mais un engin de loisirs très sophistiqué

Si la différence esthétique, bien réelle, ne saute pas aux yeux — on apprécie le profil étiré et la compacité visuelle d’un ensemble pourtant aussi volumineux que ses rivaux — le progrès technique est évident avec notamment une transmission intégrale véritablement permanente. Plus de viscocoupleur central transmettant en cas de besoin la puissance du train avant moteur vers le train arrière mais une répartition fixe 50/50 avec une batterie d’aides électroniques (et non plus mécaniques) assurant une motricité optimale. En outre, le RX300 hérite d’une suspension pneumatique, sur le seul haut de gamme hélas, gérant la hauteur de caisse sur 45 mm en fonction de l’utilisation: de - 25 mm (par rapport à la hauteur normale) à l’arrêt pour faciliter l’installation à bord à + 30 mm en terrain escarpé. Pas suffisant pour faire du Lexus un baroudeur de haute volée mais on n’achète pas pareil engin pour crapahuter.
Sur route, avec la suspension active, l’efficacité est indéniable et le RX300 se révèle très vite agréable à manier, pas trop lourd (malgré les 2 tonnes sur la balance), relativement maniable et freinant bien. En réglant la suspension sur la position basse, les mouvements de caisse sont atténués et le comportement plus précis. Dans tous les cas, le confort est assez spectaculaire, proche d’une grosse berline. Belle habitabilité, en progrès sur la génération précédente grâce à un empattement étiré de 10 cm pour une longueur supérieure de 16 cm (4,74 m), coffre accueillant (430 dm3 minimum). A noter les sièges arrière coulissant individuellement.
Pour emporter le tout, Lexus a reconduit le 3 litres V6 à 24 soupapes et distribution variable (15 CV) de l’ancienne génération mais en l’optimisant pour être en phase avec les exigences du législateur en matière de pollution. Beau moteur placé en position transversale et dont les 204 ch s’expriment volontiers, toujours en toute discrétion — le RX 300 confirme l’étonnant talent des gens de Lexus à concevoir des engins silencieux en toutes circonstances — grâce notamment à une nouvelle boîte automatique à 5 rapports séquentiels (4 non séquentiels sur l’ancienne version). Suffisamment réactif (plus en S qu’en D), ce dispositif est allergique aux à-coups. Bref, l’ensemble a de la tenue et du caractère et se montre raisonnable à la pompe avec une moyenne plausible de 12,5 litres. Soit, selon Lexus, un gain de 6% par rapport au modèle précédent. Chic alors!

Jacques Prost

 
 

Le site du musée de l'automobile de Mulhouse.

La belle adresse, bien qu'encore assez limitée, d'un passionné... d'épaves.

Le site du musée Peugeot, une vraie réussite.

 

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