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Exit
le Classe V, bonjour le Viano! Rebaptisé et sérieusement
revu, le grand monospace Mercedes repart à lattaque
du marché. Sans se soucier dune concurrence
inexistante.
Pas
franchement un succès. En France du moins. Trop
grand, trop utilitaire, trop cher, le Classe V a cruellement
révélé lécart séparant
un monospace «automobile» façon Renault
Espace dun autre dorigine utilitaire. Remarque
au demeurant promptement balayée par des Allemands
jurant croix de bois croix de fer navoir jamais
voulu faire un monospace à la française
mais quelque chose entre monospace et minibus avec le
confort du premier et lespace vital du second.
Classe V amélioré, le Viano persiste et
signe et on verra si, cette fois, le message va passer.
Prudent, Marc Claerr, le patron de la division véhicules
industriels de DaimlerChrysler France, sestime
capable de vendre 400 à 500 exemplaires à
lannée, bien loin des grands monospaces
traditionnels et même du
Vito, la base utilitaire
du Viano, dont le succès est avéré
avec un peu moins de 14% du marché hexagonal
et de lordre de 6000 à 7000 ventes annuelles.
Bien entendu, le Vito profite itou de cette cure de
jouvence, la première depuis son lancement en
1996.
Habilement relooké avec notamment une face avant
très Classe A et un design plus tranchant, le
Viano a le physique agréablement impressionnant.
Surtout la version longue et ses 5,22 m, 48 cm de plus
que la version «compacte». Mercedes a en
effet choisi très intelligemment de proposer
trois longueurs sur deux empattements pour coller au
plus près à la demande, le Viano profitant
en cela de ses origines utilitaires et des exigences
dune clientèle Vito très professionnelle.
Selon la longueur et le niveau choisis, 6 à 8
places sont disponibles avec sièges individuels,
éventuellement en vis-à-vis à larrière,
ou banquettes deux ou trois places transformables en
couchage. Problème, les sièges coulissants,
repliables et amovibles pèsent près de
30 kg mais il est vrai quils intègrent
une ceinture de sécurité trois points,
un double accoudoir et un appuie-tête
Immense
hayon pour accéder au coffre mais on sétonne
que la deuxième porte coulissante latérale
ne soit pas systématique sur toutes les versions.
Bien entendu, Mercedes a soigné léquipement
et, pour peu que lon mette la main à la
poche, le Viano offre à peu près tout
ce que lon peut souhaiter, notamment en matière
dinformation et de navigation. Quatre niveaux
sont au tarif (Fun, Trend, Ambiente et le camping-car
Marco Polo), celui dentrée offrant le strict
minimum mais pas la climatisation. Abusif.
Le
2.2 de 150 ch est parfaitement adapté au Viano;
lequel devient une propulsion
Côté
mécanique, le Viano propose deux diesel common
rail CDI en 109 et 150 ch et un V6 essence 3.2 de 218
ch. On optera sans hésitation pour le 2.2 CDI
parfaitement adapté à lengin et
dont les 150 ch et 330 Nm de couple, bien exploités
par la boîte manuelle à 6 rapports et mieux
encore par le système automatique séquentiel
5 en option, saccommodent sans difficulté
des plus de deux tonnes de lensemble. Le V6 est
certes plus mélodieux mais on voit mal son intérêt
sans même parler du rapport prestations/consommation:
en moyenne 11 litres pour le CDI mais 13 à 14
l pour le V6.
Toutes ces mécaniques sappuient sur des
trains roulants soigneusement revus et une transmission
de la puissance désormais confiée au train
arrière (et non plus avant) et bien encadrée
par un régulateur de stabilité, un antipatinage
et, bien sûr, lABS. De fait, et pas seulement
parce que la position au volant est confortable, le
Viano est très agréable à conduire,
plus voiture que camion, et son efficacité réelle
sur routes tourmentées avec un roulis assez bien
maîtrisé. Bon freinage, excellente direction.
Une suspension pneumatique avec correcteur dassiette
est proposée en série sur certaines versions.
Jacques
Prost
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