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Traction
tout-à-l’arrière |
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Berline ou
limousine? Entre Vectra et Omega, l’Opel Signum hésite. Le
concept est séduisant.
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La
ligne du Signum est caractéristique, mi-berline, mi-break.
(DR) |
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CETTE
TRACTION est une tout-à-l’arrière. Classique devant,
royale derrière pour ce qui est de l’espace vital. Un
peu comme la Skoda Superb mais avec un parti pris
stylistique plus net, mi-berline, mi-break. Bref, l’Opel
Signum n’a guère de concurrente sinon, un cran
au-dessus, la Vel Satis de Renault. Voire la future…
Vectra break promise pour l’automne mais dont Opel
assure déjà qu’elle sera vraiment très différente.
Plus longue de 4 cm que la Vectra, le Signum —
les gens d’Opel tiennent au masculin… — s’en démarque
par un empattement étiré de 13 cm qui lui donne
son style particulier, façon Lancia HPE des années 80,
mais surtout son habitabilité arrière peu commune.
Avec 4,64 m, l’Opel est nettement plus court
qu’une Vel Satis ou une Superb, mais l’empattement
de 2,83 m le situe à leur niveau ce qui explique
le peu de porte-à-faux avant/arrière et l’impression
d’une Vectra étirée en son milieu, façon Jaguar E
dans le Petit Baigneur.
Tout ça, on l’a vu, pour offrir un compartiment arrière
très généreux. Si elle reste en deçà de la grande
Renault pour ce qui est de la largeur aux coudes et de
la hauteur sous pavillon, l’Opel est effectivement
particulièrement accueillante. Surtout, les ingénieurs
ont cultivé la modularité en imaginant un système (FlexSpace)
assurant une parfaite autonomie de fonctionnement de
chacun des deux sièges (coulissant, inclinable,
rabattable pour dégager un plancher parfaitement plat).
Entre les deux, soit une troisième place d’appoint,
mais alors vraiment d’appoint, soit un large
accoudoir, soit (option à 400 €) une console
avec tablettes aviation intégrées, glacière, espace
de rangement, porte-boissons, prise électrique 12 volts
et support pour lecteur DVD. En option, un système
audio permet aux passagers arrière d’écouter une
autre musique que les passagers avant. L’ensemble présente
bien, un peu austère sans doute, et la qualité générale
est appréciable.
Accessible via un hayon, l’espace dévolu aux bagages
suit le mouvement avec de près de 400 à plus de
1400 litres utilisables et une longueur de
chargement culminant à… 2,5 m grâce au dossier
rabattable du siège avant passager. Une Vectra, même 5 portes
GTS, est dominée. Le Signum rentre dans le rang aux
places avant avec l’espace vital d’une Vectra, ni
plus ni moins.
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L’injection
directe essence n’est toujours pas convaincante
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Côté
dynamique, le Signum reprend l’essentiel de la Vectra.
On retrouve une palette de 7 motorisations de 117 à
211 ch dont un inédit 2.2 essence à
injection directe développant 155ch. Pas de quoi s’émouvoir:
même signée Opel, l’injection directe ne fait pas
encore de miracle et ce quatre cylindres n’a pas grand
intérêt face au deux litres turbo de 175 ch bien
plus vif, plus silencieux, moins vibrant et somme toute
à peine plus gourmand d’autant qu’il est couplé à
une boîte à 6 rapports. 2300 € les séparent.
Quitte à jouer petit bras, on optera pour le 1.8 de
122 ch, sensiblement plus abordable quoique pas
vraiment plus sobre. Au sommet de la gamme essence, le
3.2 V6 de 211 ch est un bon choix, en phase
avec le côté luxueux de l’engin mais évidemment
plus dispendieux, à l’achat comme à l’usage (12
litres). On le choisira avec l’automatisme séquentiel
à 5 rapports (1300 €).
Rayon diesel, toute la gamme (C) DTi Ecotec est
disponible, du 2.2 (en 117 et 125 ch) au 3.0 V6/177
ch made in Isuzu que l’on retrouve sur… la Vel Satis.
Le 2.2 est fort correct même s’il manque un peu
de noblesse de fonctionnement (vibrations et bruit) car
privé d’injection directe common rail. Une lacune
bientôt comblée.
Essence ou diesel, le Signum repose sur les trains
roulants de la Vectra avec deux définitions de châssis,
confort ou sport. On choisira sans hésiter la seconde
(type Vectra GTS), nettement plus agréable notamment
parce qu’elle limite les mouvements de caisse, en
roulis comme en tangage, sans trop entamer le confort.
Celui-ci est globalement un peu ferme mais surtout
l’amortissement peine à digérer les petites irrégularités
de la chaussée à basse vitesse. RAS côté
comportement avec une efficacité très convenable et un
bel équilibre mais aussi une certaine lourdeur. L’ESP
est en série (non déconnectable), l’ABS aussi. Que
du classique en somme mais du bon classique.
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Jacques
Prost
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