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Premier
vrai monospace compact, le Renault Scénic se rhabille. L’évolution
est marquante. Le succès probable.
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Le
Scénic II reprend le style abrupt de la nouvelle Mégane. La
ressemblance est frappante, en photo du moins. (DR)
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L’ÉVÉNEMENT
de 1996. Bis repetita: treize ans plus tôt, l’Espace
avait ouvert la voie du grand monospace, le Scénic
s’attaquait cette fois au moyen. Même audace, même
succès: élu Voiture de l’année 1997, le
Renault allait être produit à largement plus de
2 millions d’exemplaires en six ans et
dominer son affaire sans partage. Quitte à étouffer
la... Mégane, bien pâle à ses côtés.
La concurrence ayant décidé de sonner la charge
(VW Touran, Ford Focus CMax...) et quoique la
version actuelle se vende correctement (1650
exemplaires produits chaque jour à l’usine de
Douai), Renault a préféré riposter sans tarder
en imaginant un nouveau Scénic sur la base de la
récente Mégane II. Même physique anguleux,
nettement plus dynamique que le précédent et
pour tout dire très... Espace, très Renault
nouveau style, même compacité visuelle quoique
le nouveau affiche des cotes généralement supérieures
à l’ancien: 8 cm de plus en longueur (4,25 m)
et +10,5 cm pour l’empattement pour ne
citer que ces deux indicateurs. Du coup — et
sans même envisager la version 7 places
allongée de 23 cm promise pour un peu plus
tard — le Scénic gagne en habitabilité (et en
coffre) et revendique le leadership du segment en
la matière.
Encore améliorée, la modularité reste le point
fort de l’engin et l’espace au sol à
l’avant progresse grâce au positionnement du
levier de vitesses sur la planche de bord voire,
selon le niveau choisi (Authentique, Expression,
Dynamique, Privilège en version Pack, Confort ou
Luxe), au frein de parking automatique. Inédit,
un rangement central coulisse de l’avant vers
l’arrière entre les sièges. Renault affirme
avoir tout particulièrement soigné la présentation
et l’équipement avec notamment une planche de
bord spécifique et non plus reprise de la Mégane,
un immense toit ouvrant panoramique, la lunette
arrière ouvrante et, bien sûr, la télématique
embarquée, les phares bi-xénon, la carte mains
libres, etc.
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Conçu
et développé en 29 mois; contre 46 pour le
précédent
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Côté
technique, la base est bien sûr celle de la Mégane
II (30% de pièces communes) avec notamment des
voies élargies profitant théoriquement au
comportement routier. Direction assistée électrique.
On retrouve les moteurs habituels: de 98 à
136 ch en essence et de 80 à 120 ch
en diesel avec boîtes manuelles 5 ou 6 et
automatique Proactive. Pas de version RX4 prévue.
Le Scénic reçoit un ESP nouvelle génération
intégrant le contrôle de sous-virage et, bien sûr,
un ABS avec assistance au freinage d’urgence.
L’ensemble devrait être agréable à conduire
et à vivre, d’autant que Renault assure avoir
tout particulièrement soigné l’insonorisation
et le confort thermique tandis que le volant a été
verticalisé pour une position de conduite moins
utilitaire.
Commercialisé avant l’été à partir de 18000 €
après avoir été conçu et développé en 29 mois
contre 46 pour le précédent, le nouveau Scénic
ne devrait pas éprouver trop de difficultés à
poursuivre la saga entamée en 1996, même si
la concurrence s’est développée depuis. En
2002, la version actuelle pesait encore 2,1% du
marché européen et 6,2% du segment moyen M1 et
on peut imaginer que la nouvelle, assise sur deux
versions (courte et longue, c’est unique),
maintienne au moins ses volumes, sinon sa part,
dans un segment du monospace compact en plein
essor. En France, Renault peut de toute façon
compter sur un parc roulant bien supérieur à 600
000 exemplaires...
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