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Badgé
TD et pourtant... HDI: le Suzuki Grand Vitara s’offre un
diesel vedette en châssis court. En toute discrétion et à
bon prix.
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Le
Grand Vitara s’offre un joli coup de pouce avec le deux
litres diesel de 110 ch made by PSA (DR)
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SUZUKI,
EN FRANCE, c’est la moto. Et le 4x4. Autant dire
un positionnement très loisirs, bien dans l’air
du temps, même si cette (relative) monoculture réduit
le Nippon à un rôle subsidiaire sur le marché
automobile: peu ou prou 150000 ventes
annuelles en Europe et 10000 en France. Soit,
tout de même, le troisième rang hexagonal dans
le secteur du 4x4 avec une part de marché de plus
de 15%. Plus clairement dit, sur dix tout-terrain
vendus en France l’an dernier, un était signé
Suzuki.
En greffant l’excellent HDI Peugeot-Citroën
dans sa version deux litres/110 ch sur le châssis
court, le Grand Vitara se donne un nouvel
argument. La version 3 portes souffrait en
effet de n’être point diésélisée, d’autant
plus cruellement que la version 5 portes
l’est depuis quelque temps déjà. Notons
cependant que le groupe, badgé ici TD, passe de 8 à
16 soupapes et gagne 20 Nm. Proposé
juste sous la barre des 21000 €, 20490 €
très précisément, le Suzuki devient franchement
intéressant dans cette version: un Toyota Rav4
D4-D, pas plus puissant, pas mieux équipé mais
il est vrai auréolé d’une image tendance en béton,
dans les quartiers chics notamment, s’affiche
5000 € plus haut.
Lancé en 1998, le Grand Vitara n’a pas vieilli.
Mignon à regarder, agréable à vivre,
suffisamment compact (3,93 m en 3 portes,
4,21 m en 5 portes) pour ne pas devoir
fuir la ville, ce 4x4 est devenu un solide
classique. 3900 exemplaires vendus l’an
dernier en France. Plus que la nouvelle présentation
intérieure — plus cossue avec notamment une
planche de bord plus nette et très et joliment
dessinée — le moteur HDI est donc une véritable
bénédiction pour la version 3 portes. On
sait les vertus du quatre cylindres PSA:
souplesse, disponibilité, silence de
fonctionnement et sobriété. On les retrouve ici.
Vif et onctueux, volontaire à bas et moyen régimes,
le deux litres à injection directe et rampe
commune va comme un gant au Suzuki, tant sur route
où l’agrément est réel, qu’en dehors grâce
au couple de 270 Nm dès 1750 t/mn. Bien
étagée, la boîte mécanique à 5 rapports
exploite bien le moteur mais on aimerait le levier
plus précis et les rapports mieux verrouillés.
Pas de boîte automatique annoncée et c’est
bien dommage.
A noter que le Grand Vitara 3 portes est également
disponible avec un 1.6 essence de 94 ch
(17490 €) tandis que le 5 portes
profite d’un V6 essence de 158 ch (23190
€). Moins coûteux à l’usage (la consommation
tourne autour de 8,5 l), le TD semble de loin
le meilleur choix.
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Le
pont avant est enclenchable en roulant, jusqu’à
100 km/h...
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Avec
2,20 m d’empattement seulement, le Grand
Vitara 3 portes est fort logiquement très vif de
comportement surtout en mode deux roues motrices
arrière. Et surtout sur chaussée humide. De
fait, ce mode propulsion n’est valable qu’en
ville (plus de légèreté dans les manœuvres et
moins de consommation) et pour plus de sérénité
on enclenchera le pont avant dès que possible,
quitte à durcir la direction et à rendre
l’engin plus pataud. Possible en roulant
jusqu’à 100 km/h, l’opération se fait
via une manette située en arrière du levier de
vitesses. Freinage correct pour ce type d’engin
mais là encore, un ralentissement très appuyé
en mode propulsion perturbe la tenue de cap. L’ABS
est de série, avec répartiteur. Confort très
convenable.
Hors des sentiers battus, le Grand Vitara fait
bonne figure. Rien à voir avec un engin de
franchissement (garde-au-sol limitée, pas de
blocages de différentiels) mais l’efficacité générale
est réelle grâce au bon travail des suspensions,
au couple du moteur, à la boîte courte et à la
précision de la direction. C’est supérieur à
un Rav4. Plus court et plus léger, le 3 portes
est logiquement plus à l’aise que le 5 portes
mais compte tenu du profil type de l’acheteur de
4x4 de loisirs, Jean-François Pardé, le
directeur général de Suzuki France, estime que
le châssis long devrait assurer 60% des 4500 ventes
hexagonales budgetées cette année. Avec près de
30 cm gagnés sur le seul empattement, cette
version est en effet nettement plus accueillante,
plus confortable aussi, et son réservoir plus
grand (66 litres au lieu de 56) lui autorise une
autonomie supérieure. 1500 € séparent les
deux versions.
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