Les récitals de guitare ne sont pas une nouveauté dans la programmation des soirées musicales au château d'Isenbourg, à Rouffach. C‘est donc tout logiquement par un récital de cet instrument que s'est achevée la première partie de la saison musicale 2002-2003. Protagonistes de cette soirée : Pascal Polidori, premier prix de Paris dans la classe d'Alexandre Lagoya, professeur de guitare classique aux conservatoires d'Antibes et de Nice, qui est déjà venu à Isenbourg en mars 1999, et Vianney Rabhi, également premier prix de Paris dans la classe d'Alexandre Lagoya, et professeur de guitare classique. L'association des deux artistes leur permet d'élargir leur répertoire à des oeuvres importantes, non écrites pour la guitare, mais adaptées, le plus souvent par Lagoya. Ils ont par exemple joué Les danses espagnoles de Granados, et notamment la plus célèbre, L'Andaluze, au thème nostalgique si plaisant, passant d'une guitare à l'autre. Ils n'ont pas non plus hésité à s'attaquer à plus gros, comme La Pavane, de Gabriel Fauré, dont le caractère nostalgique sied cependant bien à la guitare, et surtout l'ouverture du Barbier de Séville, de Rossini. Simple curiosité ? On pouvait le croire au départ, mais cette association va plus loin. La transcription est, en réalité, la création d'une oeuvre nouvelle, originale, qui donne à la guitare une couleur particulière.
Une oeuvre nouvelle
Cela dit, on ne transcrit pas n'importe quoi. La musique doit s'y prêter. C'est souvent de la musique espagnole, ou d'inspiration ibérique, comme la première danse de La Vie brève, de Manuel de Falla, ou La Danse du feu, extraite de L'Amour sorcier, du même de Falla. Les arrangements de Lagoya sont remarquables, et les musiciens, dont on a pu apprécier la complémentarité et la technique sans faille, donnent à cette musique très colorée une intensité que l'on n'imagine pas toujours à la guitare. Si La chaconne en sol, de Haendel, est à l'origine écrite pour clavecin, la seule oeuvre du programme véritablement écrite pour guitare était due à un Italien, Mauro Giuliani, contemporain de Beethoven et de Rossini, auteur d'un thème et des variations concertantes, forme très en vogue à la fin de l'époque baroque. H M Y ALLER Le 15 mars, le Trio Quantz sur le thème « Musique à rire et à sourire ». Renseignements et réservations au 03.89.78.58.50 ; e-mail : isenbourgAgrandesetapes.fr











