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Habitués de l’univers Disney où
ils ont signé notamment La petite sirène, Aladdin et Hercule, Ron
Clements et John Musker ont donc choisi leur style visuel du côté de
la science-fiction. Plus proche du film d'action comme le précédent
Disney, Atlantide, l’empire perdu que de Bambi, La planète au trésor
n'est, à priori, pas conçu pour les tout-petits. On notera cependant
que, fidèle à la tradition de l’usine à rêves, Jim est accompagné
de deux compagnons de voyage rigolos et malicieux, B.E.N., le robot
disjoncté qui a perdu sa mémoire (Lorant Deutsch lui prête son
bagout), et Morph, une petite boule de gélatine rose, qui se perche
affectueusement sur l'épaule.
Enfin si capitaine Amélia (avec la voix de Michèle Laroque) est une
femme de poigne à l’allure féline et à l’esprit aiguisé,
c’est bien John Silver, mi-homme, mi-machine, gredin à l’accent
rocailleux, qui apparaît comme le personnage le plus complexe.
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Le véritable trésor
Classique de la littérature d’aventure publié en 1883, L’île
au trésor de Robert Louis Stevenson a bercé des générations de
lecteurs qui ont vibré sur les traces de Jim Hawkins et de John
Silver… Il fallait bien qu’un jour (le cinéma a quand même réalisé
quelques 25 adaptations du roman), Disney s’empare de cette si
belle matière.
C’est
donc chose faite… même si le projet ne date pas d’hier. Les deux
réalisateurs, Ron Clements et John Musker, ont commencé à
travailler sur L’île… il y a dix-sept ans déjà! Mais à l’époque,
les techniques d’animation n’étaient ce qu’elles sont devenues.
C’est bien l’avènement de l’animation assistée par ordinateur
(avec la machine, le style «peinture à l’huile» était obtenu
quasiment instantanément) qui a permis au duo de passer aux actes. Si
donc Jim Hawkins est toujours mousse et si John Silver est toujours
borgne, la concession à la modernité a envoyé nos héros dans
l’espace. Désormais Planète au trésor, la version Noël 2002 de
L’île au trésor selon Disney revendique un anachronisme mêlant
l'aventure maritime époque XVIIe siècle et l'aventure spatiale.
Jim Hawkins (avec la voix française de David Hallyday) est un «
sauvageon », en bisbille avec les « flics » ( les termes en v.f.)
qui menacent de l'envoyer en maison de correction. Abandonné par son
père, l’adolescent s'intéresse plus au « surf solaire » qu'aux
matières scolaires, au grand désespoir de sa mère. Son destin
bascule le jour où un être fantastique venu de l'espace meurt en lui
confiant une mystérieuse sphère qui mène à la légendaire planète
au trésor.
Embarqué sur l'Héritage, un brigantin aux voiles solaires, avec le
docteur Doppler, proche parent du professeur Tournesol, le moussaillon
va apprendre à la dure sous la férule de John Silver, un unijambiste
doté d'un bras en métal articulé.
Jim va découvrir que le plus grand danger, ce ne sont pas les tempêtes
et les éruptions cosmiques, le trou noir et les pluies de météorites
que le galion doit affronter, mais la trahison et la fourberie de
pirates, comme le sinistre Scroop. Il ne ramènera pas de l'or mais du
plomb dans la cervelle.
Cette odyssée initiatique d’un jeune homme qui cherche des épreuves
pour aller vers un grand destin marie habilement les légendes d'hier
et celles d'aujourd'hui, Jules Verne et La guerre des étoiles, le
Nautilus et la Santa Maria, le Capitaine Crochet et Alien. Les
vaisseaux sont féeriques, les traits des humains sont dessinés à la
serpe et la ménagerie fantastique est peuplée de monstres arachnéens,
d'orques galactiques et d'ectoplasmes bigleux.
Écartelé entre son affection pour Jim et le trésor qu’il a cherché
toute sa vie, le vieux loup de l’espace devra faire le plus
difficile des choix. On a compris quel est le véritable trésor…
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Quelques liens
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