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Lundi 25 novembre 2002


 
 
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Une guitare qui mitraille, cordes et cuivres avançant sournoisement, avant d'exploser en cascades : dès Dr No, John Barry marque d'une empreinte indélébile l'univers du héros flemingien.
Par trois fois (Diamonds are forever par-dessus tout), le compositeur et chef d'orchestre fera chanter Shirley Bassey, dont la voix claque et frappe de manière spectaculaire, virile et sexy, à l'unisson du style du héros. Ces deux noms constituent la quintessence du son bondien, un genre en soi, qui inspirera fortement la pop des années 90. 
Barry a longtemps gardé la haute main sur la bande à Bond, s'écartant peu du paradigme, que ce soit avec Louis Armstrong, Nancy Sinatra ou Tom Jones, puis Duran Duran (pas si mal) et même Aha (ha !). 
Des grands noms du rock ont également apporté leur tribut au mythe : McCartney (mémorable Live and let die), U2 (Goldeneye, chanté par Tina Turner mais signé Bono-The Edge, dans un bel hommage à Barry), plus récemment Garbage et Moby, les producteurs cherchant à rajeunir la musique, comme le reste. 
Pour ses 40 ans, l'agent s'est logiquement payé Madonna, une chanteuse à son image : efficace, sans état d'âme, un succès sans frontières. Diamants éternels ou has been absolus : ces chansons restent le reflet fidèle des films qu'elles accompagnent.

Olivier Brégeard


Écouter

  • The Best of Bond… James Bond
    (Capitol/EMI)


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