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Les ressources sur James Bond ne
manquent pas sur le web : les sites se comptent par centaines. Mais
tous ne sont pas, loin de là, aussi complets que AJB007
(pour Agent James Bond, évidemment).
On y trouve – comme sur beaucoup d’autres pages Web – tout sur
la filmographie, les romans d’origine, les jeux vidéo, avec une
multitude d’illustrations et de musiques.
Une des particularités
enrichissantes du site consiste à proposer aux internautes de se
constituer leurs propres galeries de photos sur 007.
A noter également, des pages très
complètes sur les voitures et les gadgets de l’espion, avec un
hommage mérité au grand Desmond Llewelyn, alias Q, le génial
bricoleur au service de sa Majesté, décédé en 1999.
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Tout bien à sa place

Pour un critique de cinéma (de surcroît, s’il est «bondo-
maniaque»), la fréquentation de 007 est plutôt confortable. Dans
cette saga cinématographique qui dure désormais depuis vingt ans, on
se retrouve en effet en pays de connaissance.
Un peu comme lorsque l’on descend à
la cave pour chercher une bonne bouteille et qu’on se souvient, ici,
de tel cru plaisant, là de tel autre qui fut un enchantement ou de
tel autre encore dont la robe était belle mais dont la dégustation
fut quelque peu décevante… D’ailleurs la comparaison vinique
n’est pas si mal venue que cela puisque l’un des vices connus de
Bond est bien son goût pour l’alcool. Comme les clins d’œil
abondent dans ce film-anniversaire, on notera que les services secrets
ayant récupéré leur agent en plutôt mauvais état, le passent au
scanner pour conclure: «Le foie laisse à désirer.
C’est bien lui!»
Pour ce Meurs un autre jour, l’aventure de James Bond commence du côté
d’une Corée du Nord dont quelques hauts gradés militaires
particulièrement mal embouchés ont décidé de s’en prendre à la
détestable hypocrisie occidentale. Évidemment 007 se mêle de
la chose en ayant pris l’identité (pas pour longtemps) d’un négociant
en pierres précieuses… Exactement comme dans… Mais, oui. On
laisse, ici, le soin aux amateurs de la saga de découvrir les
multiples références qui ponctuent le film. Juste, pour la bonne
bouche, notons que les scénaristes donnent un coup de chapeau à
l’authentique James Bond, l’ornithologue auteur d’un livre sur
les oiseaux (que 007 feuillette à Cuba) dont Ian Fleming
emprunta le nom qu’il jugeait idéalement passe-partout.
Formidable machine à fabriquer du dollar, James Bond repose sur des
codes immuables et éprouvés. L’agréable série B des débuts a
laissé la place à une structure calculée au millimètre pour faire
entrer dans le cadre aussi bien des gadgets, des explosions, des méchants,
des girls, M ou Q que du «placement de produits», le tout saupoudré
d’un nappage à base de luxe, d’exotisme, de glamour, de rosserie
et d’élégance.
Superbe
Halle Berry
Pierce Brosnan est
un agent de sa gracieuse Majesté qui a réussi à faire (presque)
oublier le mythique Sean Connery. Ayant pris son rang dans la galerie
des 007, il peut même se payer le luxe d’être chevelu, barbu, velu
et de se promener en pyjama dans un palace de Hong-Kong. Ce qui
n’empêche pas notre homme de rester fidèle à des valeurs «anciennes»
comme le sens du devoir ou la fidélité à son pays. Et il en coûtera
à ceux qui tenteront de faire croire que ce (toujours sémillant)
dinosaure du MI6 pourrait être un vulgaire traître. Un «James Bond»
ne serait rien sans ses girls. Halle Berry (Jinx) est simplement
superbe et 007 n’en fera pas qu’une proie de passage. Quant
à la glaciale Miranda Frost (la blonde Rosamund Pike), elle est aussi
délicieuse que… tordue.
Comme d’habitude, le méchant a des ambitions démesurées: mettre,
à l’aide d’un satellite chauffant, la planète à sa botte. Le
gaillard maniant aussi bien la mitrailleuse que le sabre, Meurs un
autre jour ne manque donc pas de séquences d’action. Pour faire
bonne mesure, on a ajouté un course-poursuite sur glace entre la
fameuse Aston Martin de Bond et une Jaguar ou encore une bagarre
finale à bord d’un gros porteur qui part, petit à petit, en
morceaux. C’est un peu long sur la fin mais le réalisateur Lee
Tamahori signe néanmoins là un 007 de bonne facture.
Finalement, aller voir un James Bond -sauf, évidemment à découvrir
pour la première fois le personnage dans ses oeuvres- c’est vérifier
que tout, dans le film, est bien à sa place. Et mieux encore de
s’en réjouir.
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Quelques liens
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