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Mercredi 20 octobre 2002


 
 
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  • Rien que pour vos clics

Les ressources sur James Bond ne manquent pas sur le web : les sites se comptent par centaines. Mais tous ne sont pas, loin de là, aussi complets que AJB007 (pour Agent James Bond, évidemment).
On y trouve – comme sur beaucoup d’autres pages Web – tout sur la filmographie, les romans d’origine, les jeux vidéo, avec une multitude d’illustrations et de musiques. 

Une des particularités enrichissantes du site consiste à proposer aux internautes de se constituer leurs propres galeries de photos sur 007.

A noter également, des pages très complètes sur les voitures et les gadgets de l’espion, avec un hommage mérité au grand Desmond Llewelyn, alias Q, le génial bricoleur au service de sa Majesté, décédé en 1999.

Tout bien à sa place

Pour un critique de cinéma (de surcroît, s’il est «bondo-
maniaque»), la fréquentation de 007 est plutôt confortable. Dans cette saga cinématographique qui dure désormais depuis vingt ans, on se retrouve en effet en pays de connaissance. 

Un peu comme lorsque l’on descend à la cave pour chercher une bonne bouteille et qu’on se souvient, ici, de tel cru plaisant, là de tel autre qui fut un enchantement ou de tel autre encore dont la robe était belle mais dont la dégustation fut quelque peu décevante… D’ailleurs la comparaison vinique n’est pas si mal venue que cela puisque l’un des vices connus de Bond est bien son goût pour l’alcool. Comme les clins d’œil abondent dans ce film-anniversaire, on notera que les services secrets ayant récupéré leur agent en plutôt mauvais état, le passent au scanner pour conclure: «Le foie laisse à désirer. C’est bien lui!»
Pour ce Meurs un autre jour, l’aventure de James Bond commence du côté d’une Corée du Nord dont quelques hauts gradés militaires particulièrement mal embouchés ont décidé de s’en prendre à la détestable hypocrisie occidentale. Évidemment 007 se mêle de la chose en ayant pris l’identité (pas pour longtemps) d’un négociant en pierres précieuses… Exactement comme dans… Mais, oui. On laisse, ici, le soin aux amateurs de la saga de découvrir les multiples références qui ponctuent le film. Juste, pour la bonne bouche, notons que les scénaristes donnent un coup de chapeau à l’authentique James Bond, l’ornithologue auteur d’un livre sur les oiseaux (que 007 feuillette à Cuba) dont Ian Fleming emprunta le nom qu’il jugeait idéalement passe-partout.
Formidable machine à fabriquer du dollar, James Bond repose sur des codes immuables et éprouvés. L’agréable série B des débuts a laissé la place à une structure calculée au millimètre pour faire entrer dans le cadre aussi bien des gadgets, des explosions, des méchants, des girls, M ou Q que du «placement de produits», le tout saupoudré d’un nappage à base de luxe, d’exotisme, de glamour, de rosserie et d’élégance.

Superbe Halle Berry

Pierce Brosnan est un agent de sa gracieuse Majesté qui a réussi à faire (presque) oublier le mythique Sean Connery. Ayant pris son rang dans la galerie des 007, il peut même se payer le luxe d’être chevelu, barbu, velu et de se promener en pyjama dans un palace de Hong-Kong. Ce qui n’empêche pas notre homme de rester fidèle à des valeurs «anciennes» comme le sens du devoir ou la fidélité à son pays. Et il en coûtera à ceux qui tenteront de faire croire que ce (toujours sémillant) dinosaure du MI6 pourrait être un vulgaire traître. Un «James Bond» ne serait rien sans ses girls. Halle Berry (Jinx) est simplement superbe et 007 n’en fera pas qu’une proie de passage. Quant à la glaciale Miranda Frost (la blonde Rosamund Pike), elle est aussi délicieuse que… tordue.
Comme d’habitude, le méchant a des ambitions démesurées: mettre, à l’aide d’un satellite chauffant, la planète à sa botte. Le gaillard maniant aussi bien la mitrailleuse que le sabre, Meurs un autre jour ne manque donc pas de séquences d’action. Pour faire bonne mesure, on a ajouté un course-poursuite sur glace entre la fameuse Aston Martin de Bond et une Jaguar ou encore une bagarre finale à bord d’un gros porteur qui part, petit à petit, en morceaux. C’est un peu long sur la fin mais le réalisateur Lee Tamahori signe néanmoins là un 007 de bonne facture. Finalement, aller voir un James Bond -sauf, évidemment à découvrir pour la première fois le personnage dans ses oeuvres- c’est vérifier que tout, dans le film, est bien à sa place. Et mieux encore de s’en réjouir.

 


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