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Lundi 14 octobre 2002


 
 
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Extrait du site Gabriel sans frontières

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Dix années se sont écoulées depuis Us, le précédent album de Peter Gabriel. Artiste accompli, ayant connu un succès mondial, militant actif des droits de l'homme, il s'est surtout consacré, ces derniers temps, à ses activités multimédia et à sa maison de disques Realworld, offrant à des musiciens du tiers-monde les moyens de toucher le grand public occidental. 

Aujourd'hui, à 52 ans, Peter Gabriel livre, avec Up (côté titre, il a toujours donné dans le minimalisme), un digne prolongement à sa discographie. Il ne faut pas se fier au premier single extrait de l'album, The Barry Williams Show, variation funky autour des dérives de la « télé réalité », qui tente de renouer, en vain, avec l'hystérique Sledgehammer d'autrefois : c'est un des rares titres ratés de ce disque par ailleurs sombre et grandiose, alternant les montées en puissance et les atmosphères crépusculaires, sur fond d'interrogations existentielles. 
Derrière la voix plaintive du chanteur, les percussions et les machines, que Gabriel utilisa en précurseur, restent au premier plan, multipliant les réminiscences mélodiques et sonores des précédents albums. 

Bien qu'il sache tout faire lui-même en studio, l'auteur-compositeur a réuni quelques fidèles (Tony Levin à la basse, David Rhodes à la guitare), d'autres producteurs (Daniel Lanois encore une fois, mais aussi Tchad Blake, Stephen Hague...), qui l'assistent dans l'interprétation comme dans la réalisation, et des groupes signés sur son label, comme The Blind Boys of Alabama et surtout le défunt Nusrat Fateh Ali Khan, qui marque un des sommets de l'album : l'envoûtant et spectaculaire Signal to noise.

Olivier Brégeard



Écouter

  • Peter Gabriel : Up (Realworld/
    Virgin).


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