Pour Edith Dany, l'emploi-jeune a été l'occasion de s'engager enfin dans quelque chose de passionnant. Après un bac Pro secrétariat et communication et trois emplois dans le privé, cette Sélestatdienne de 24 ans a accepté de diviser son salaire par deux pour toucher le Smic à l'Office Municipal des Sports. « Ce qui m'a plu dans ce travail, c'est la diversité, le relationnel et les formations gratuites. En plus le contrat m'a permis de me poser pendant quatre ans, sans ramer à l'ANPE et me demander chaque jour ce que j'allais faire le lendemain », explique cette jeune maman. Coordinatrice à l'office municipal des sports (OMS) depuis octobre 1999, cette ancienne handballeuse est en contact avec les associations sportives, les partenaires commerciaux et elle gère le stock d'objets promotionnels. À un an de la fin de son contrat, les premières inquiétudes commencent à faire leur apparition. « C'est difficile parce qu'on ne sait pas où on va et que j'arrive à un âge où on a envie de se poser. Quand on est maman, on veut avoir un vrai job. Je n'ai pas envie d'arriver à trente ans et d'être emploi-jeune. Après tu arrives à la retraite et tu es emploi-vieux », lâche-t-elle en riant. Alors pour éviter les mauvaises surprises, Edith Dany prépare doucement la suite. « Dans le contrat, il était écrit que l'emploi était provisoire, alors j'étais au courant. Je prépare un concours d'adjoint administratif et je suis une formation internet pour avoir une corde de plus à mon arc. Mais c'est dur de vivre avec la pression de cette échéance. Dans un an tous nos projets peuvent s'écrouler. Vivre avec un seul salaire sera bien plus difficile », précise-t-elle.
Edith Dany a trouvé son style depuis qu'elle est emploi-jeune à l'OMS.
Dominique Gutekunst











