Durant trois jours, Rodolphe Burger, initiateur du Festival « C'est dans ma vallée » a ouvert généreusement les portes de son univers artistique.
LA SECONDE ÉDITION du Festival « C'est dans la vallée » s'est achevée dimanche soir dans un tonnerre d'applaudissements. Présentée au théâtre municipal de Sainte-Marie-aux-Mines, la pièce d'Olivier Cadiot, mise en scène par Ludovic Lagarde, « Retour définitif et durable de l'être aimé », a clôt deux journées culturelles et artistiques exceptionnelles telles que le Val d'Argent n'en a jamais connues. Cette déferlante artistique, mêlant diffusions cinématographique et vidéo, arts plastiques, musiques et poésie dans différents lieux de la vallée, va sans doute rester gravée dans les mémoires. Le bonheur était perceptible sur tous les visages, publics et artistes confondus. Les adolescents de la vallée se souviendront longtemps de ce soir du 27 septembre 2002 où ils ont dansé durant une heure trente à quelques mètres de Rachid Taha dans une salle des fêtes de Sainte-Croix-aux-Mines, transformée en « boîtes de nuit ». Rodolphe Burger, leader charismatique du groupe Kat Onoma, et directeur artistique du Festival qui a fait jouer sa notoriété pour attirer « sa bande » dans la vallée de son enfance, aura également offert un superbe cadeau à une autre enfant du pays : Zeynep Colak. Invitée à « chauffer » le public en première partie de la star oranaise, cette musicienne et chanteuse de talent a été applaudie comme il se devait. Sur scène, elle n'a pas manqué d'évoquer toute la symbolique de cette invitation. Autre moment fort du Festival : le concert de Rodolphe Burger et de son ami, l'écrivain Olivier Cadiot, dans une chapelle de Saint-Pierre-sur-l'Hâte, bondée. Un concert de plus du charismatique leader de Kat Onoma ? Non, sûrement pas. Parlons plutôt d'une réunion quasi familiale où une grande part du public a découvert, outre les nouvelles versions « électro » de « Cheval mouvement », « Billy the Kid » ou encore « The River », le produit expérimental de la collaboration entre Cadiot et Burger. Le dimanche, la Fédération Hiéro apportait sa contribution artistique en invitant la formation nord-américaine, Idaho dans cette même chapelle à l'acoustique définitivement exceptionnelle. Un concert qui a provoqué quelques grincements de dents du côté des non-initiés qui s'attendaient sans doute à une prestation folk-rock plus tonitruante, moins convenue. Les fans de la première heure, eux, étaient ravis.
La chapelle de Saint-Pierre- sur-l'Hâte accueillait dimanche la formation nord- américaine, Idaho.
Jean Daniel Kientz











