À l'occasion du vernissage de son exposition de photos, Caroline Hayeur a organisé vendredi un grand thé dansant… avec le hall de La Filature comme salle de bal.
Pour la photographe québécoise Caroline Hayeur, c'est l'aboutissement d'une saison de travail sur la « danse sociale », sur tous ces lieux où « la danse se vit », des raves aux bals populaires. Toutes les tranches d'âges ont été photographiées, toutes ont été remerciées. Un thé dansant vendredi après-midi, une soirée techno samedi : à chacun sa danse et sa musique. Tous, sauf les danseurs, semblent étonnés du succès de l'opération. « Je n'ai encore jamais vu de thé dansant ici. Le cadre est tellement particulier que je craignais que ce soit rigide » confie Marie-Jeanne Hug, directrice de la communication de La Filature. Mais dès 14 h 30, les danseurs étaient au rendez-vous. Certains sont là pour revoir la photographe ou pour chercher les photographies qu'elle a prises d'eux au cours de la saison passée. D'autres avaient tout simplement entendu dire, par la Maison du temps libre ou d'autres associations, que cet après-midi, « ça danserait ». Stéphanie regrette même « qu'on ne fasse pas plus de bal ici ». Anne-Marie, habituée des lieux grâce à son abonnement apprécie la boisson offerte par la Romance, bar spécialement ouvert pour l'occasion : « C'est très sympa, on aurait eu tort de ne pas venir. » Il est vrai que l'ambiance est hors du commun. Valse, marche, rock'n roll… Le répertoire de Lucien Willig, homme-orchestre engagé pour l'occasion, « fait danser la Filature comme l'Auberge du Zoo ».
« Projet un peu fou »
La photographe est émue. Elle remercie tous ceux qui ont participé « photographiquement » à son « projet un peu fou » : « Je débarquais avec ma caméra comme une extraterrestre » et, finalement, « j'ai tellement aimé travailler avec les personnes âgées » ! Christopher Crimes, directeur de la Filature, souligne la richesse du travail de la photographe, tant sur le plan artistique que relationnel. « Toujours essayer d'étonner, créer une relation particulière entre l'artiste et son public », n'est-ce pas aussi la vocation d'une salle de spectacle ?
Le hall de La Filature a connu une ambiance hors du commun : « Je craignais que ce soit rigide. Ça n'est vraiment pas le cas ! »
Darek Szuster











