En analysant les secteurs d'activité, l'Insee a constaté que la moitié des frontaliers travaillant au Pays de Bade et dans le Sud du Palatinat occupent des emplois dans l'industrie (automobile, équipements mécaniques, électronique, chimie). 39% des frontaliers allemands travaillent dans le tertiaire (commerce, santé, activités de nettoyage notamment) et 10% dans la construction. L'image traditionnelle du frontalier ouvrier, travaillant à l'usine ou sur un chantier ne correspond plus à la réalité suisse. Dans la région de Bâle, les frontaliers sont très présents dans le commerce (où ils occupent la moitié des emplois), dans l'hôtellerie-restauration, les transports, les services de santé et de nettoyage. 11 000, soit un sur trois, travaillent dans l'industrie notamment la pharmacie, la chimie et la métallurgie. Selon l'Insee, c'est la Suisse qui offre les emplois les plus stables: 94% des frontaliers suisses ont un emploi à durée indéterminée contre 86% pour les frontaliers allemands. En Alsace, si on excepte les emplois de la fonction publique la proportion de CDI s'élève à 88%.











