« Les mois précédents, on constatait une stabilisation dans la dégradation. En août, il s'agit plutôt d'une dégradation dans la stabilisation. » Cette formule du préfet du Territoire de Belfort, Pierre Pouëssel, sur la situation de l'emploi dans le département n'incite pas à l'optimisme. Certes, le chômage demeure stable en août par rapport aux mois précédents puisqu'en données corrigées des variations saisonnières, il s'établit à 4800 demandeurs d'emplois — soit une légère augmentation de 0,2 % par rapport à juillet (4789) et une baisse tout aussi ténue par rapport à mai (4805) et juin (4802). Cependant, l'accroissement sensible du nombre de chercheurs d'emploi en données brutes, bien au-delà de la première inscription des jeunes, est inquiétant. Le chômage augmente en un mois de 9,2 %, passant de 4587 chômeurs en juillet à 5011 en août. « Plus on progresse dans l'année 2002, plus on fait un bond en arrière », résume le préfet. Il fallait s'y attendre : compte-tenu de la détérioration de la situation depuis un an, le nombre de chômeurs de longue durée augmente : 1123 au lieu de 1002 en juillet (+ 12,1 %). Sur un an, cette hausse est de 24,2 %.
Lancement du contrat jeunes en entreprise
D'ici quelques jours, les entreprises du Territoire de Belfort devraient bénéficier d'un coup de pouce de l'État pour embaucher en contrat à durée indéterminée (CDI) des jeunes âgés de 16 à 22 ans, ayant un niveau équivalent à celui du bac et rémunérés au Smic. Il s'agit du « contrat jeunes en entreprise ». Le but : exonérer l'employeur de charges sociales à hauteur de 225 E par mois. Cette aide sera consentie pendant deux ans et, à 50 %, la troisième année. « Nous allons promouvoir cette mesure auprès des entreprises du département. Elle sera valable pour toutes les embauches établies avant le 1er juillet », précise-t-on à la préfecture.











