C'est connu : le sapeur-pompier volontaire est devenu rare. Il faut dire que ce n'est pas une sinécure : il y a les semaines de formation, les heures passées en caserne, les interventions, tout ceci en plus d'un métier « normal » et pour une rémunération qui va, selon les grades, de 6,10 à 9,15 euros pour une vacation d'une heure... Bref, de quoi rebuter plus d'un candidat. D'où la décision de l'actuel ministre de l'Intérieur de tout mettre en oeuvre pour susciter de nouvelles vocations. Dans le Territoire de Belfort, le conseil général pourrait prendre les devants, puisqu'il se murmure que l'assemblée départementale augmenterait la rémunération des sapeurs-pompiers volontaires l'année prochaine. Mais pas celle des professionnels. De quoi faire grincer quelques dents et accentuer un malaise déjà ancien entre professionnels et volontaires. Leurs missions sont souvent identiques, mais les différences persistent dans leur mode de recrutement et leur formation. Un paradoxe brûlant.











