Au départ, Frieda Kauffmann n'était pas collectionneuse. Puis un jour, avec son mari, elle s'est rendue à une exposition à Bartenheim. Là, elle a découvert une collection de bénitiers. « Et pourquoi n'en ferais-je pas autant », s'est-elle alors dit. C'était en 1996. Depuis, les époux Kauffmann sont atteints du même virus. Sauf que c'est encore et toujours M. Kauffmann qui fait les marchés aux puces, tôt le dimanche matin. « C'est mon mari qui achète les bénitiers, même si moi je les collectionne ». Comme la collection d'Oscar Kauffmann, celle de Frieda n'a fait qu'augmenter au fil des ans. Aujourd'hui, elle en possède plus de 500. Tous sont soigneusement fixés sur des panneaux en bois. A l'identique des sonnettes de vélo. « La plupart proviennent des grands lieux de pèlerinage, comme Marienstein, Lourdes ou Thierenbach. Certains sont en porcelaines. Les plus vieux. Les plus rares aussi. Et surtout les plus chers. Les autres sont en bois ». Oscar et Frieda Kauffmann exposent leurs trésors trois ou quatre fois par an. « Dès qu'on en a l'occasion. Dommage qu'on ne puisse pas le faire davantage. Mais aller à des expositions demande beaucoup de travail. Il faut emballer au préalable chaque objet. Les bénitiers sont fragiles. Il faut en prendre soin ». En 1996, Oscar Kauffmann avait obtenu le premier prix à l'exposition de Wittersdorf. « C'était à l'époque où il y avait encore des prix à gagner dans les expositions ».
La plupart viennent de grands lieux de pélerinage.
Nicole Grentzinger.











