Oscar Kauffmann est ce qu'on appellerait un mordu des marchés aux puces. Seulement à force de se lever aux aurores… « je n'achetais jamais rien. Puis un jour, je suis tombé sur une sonnette de vélo. C'était le 1er mai 1993 à Obermorschwiller. Je m'en souviens très bien ». Oscar Kauffmann, qui habite à Mertzen, avait là trouvé la première pièce d'une collection qui compte plus de 700 sonnettes à ce jour. « Elles viennent de tous les pays où l'on circule à vélo. J'en achète sur les marchés aux puces. Mais il faut y être dès 6 h du matin. Sinon, on ne trouve plus rien. J'en ramène aussi des vacances. Ma soeur et mes amis m'en ramènent de leurs voyages ». La collection de M. Kauffmann comprend des objets qui viennent du Sri-Lanka, de Chine ou du Japon. Ils les classent soigneusement. Par âge, par marque de vélos, par vendeurs de vélos et même par pays, notamment pour les sonnettes suisses. « 90 % de ma collection provient des marchés aux puces. Elles sont presque toutes en état de marche. Les remettre en état de fonctionner est un travail long, souvent difficile, parfois impossible ». Les sonnettes d'Oscar Kauffmann sont en alliage. Quelques-unes sont en bronze. « La plus vieille date des débuts du vélo, dans les années trente. Mais personne n'a pu me donner sa date exacte. J'ai aussi une vingtaine de sonnettes dites « coucou ». Elles sont bien plus grandes que les autres ». Oscar Kauffmann possède-t-il un vélo ? Rire de l'intéressé. « Bien sûr. Mais je n'en fais pas souvent », explique cet ancien ouvrier communal de Hirsingue, à la retraite depuis un an. « Pourtant, j'aurais le temps ».
Oscar Kauffmann et son impressionnante collection de sonnettes de vélo.
Nicole Grentzinger











