Ce sont près de 80 nationalités différentes qui étaient représentées ce mois de juillet sur les bancs de la faculté de droit de Strasbourg. Comme chaque année, l'Institut international des droits de l'homme (IIDH) a célébré son université d'été, dont c'est la trente-troisième édition. Fondé par René Cassin en 1969 (grâce au prix Nobel de la Paix qui fut décerné l'année précédente), l'IIDH s'est fixé comme objectif la promotion et la diffusion des droits de l'homme. Conformément aux voeux de son fondateur, une session d'enseignement est organisée chaque été au mois de juillet. Le but est de « former les formateurs », grâce à des cours de qualité, donnés par des spécialistes du droit international et humanitaire. « Pour chaque thème abordé, nous faisons appel à des experts : fonctionnaires de l'ONU, juges de la cour pénale, etc. De par son histoire, l'institut bénéficie d'un grand prestige et nous n'avons pas trop de difficultés à faire venir nos intervenants », indique Alain Vallières, le coordinateur québécois de la manifestation. Cette année, ils étaient un peu plus de 350 à suivre la session. « Nous recevons près d'un millier de dossiers chaque année » précise-t-il « Mais seule la moitié remplit les critères d'admissibilité ». Car pour assister à cette université d'été, il est indispensable de posséder un diplôme équivalent à Bac + 4 minimum et de maîtriser une des langues officielles (français ou anglais). Même si la moyenne d'âge reste relativement jeune dans les amphithéâtres, une grande partie des participants a achevé son parcours universitaire. Ils sont nombreux à travailler dans des branches juridiques et cherchent une spécialisation ou un complément à leur formation professionnelle. Pour clôturer la session, des certificats de participation ont été délivrés. « En parallèle à la formation, certains participants se sont également porté candidat au diplôme de l'IIDH », explique Alain Vallières. « C'est un diplôme d'une grande renommée qui a été décerné à de grandes personnalités juridiques. Le niveau de préparation est extrêmement élevé et très peu réussissent ». Cette année, sur la trentaine de candidats à se présenter, une seule est parvenue au bout des trois épreuves.











