Bruno de Guibert avoue un gros faible pour les dérivés SW des 206 et 307. « Des voitures parfaitement en phase avec les besoins de la clientèle en terme de polyvalence d'utilisation ». Le patron du produit Peugeot estime d'ailleurs que pareils dérivés longs ne risquent pas d'abîmer l'image des berlines. « Au contraire, embraye Frédéric Saint-Geours, la 206 SW sublime les qualités initiales de la berline, à la fois berline urbaine, petite sportive et break ». Quant à la 307 SW, le directeur général d'Automobiles Peugeot la voit bien séduire un client « à la fois soucieux d'efficacité fonctionnelle, pragmatique, réaliste, les pieds sur terre mais en recherche de bien-être, d'harmonie et de calme confortable ». Rien moins. Pareils engins de loisirs seront-ils bientôt intégralisés ? À priori non. « Ils n'ont pas besoin d'être 4x4 pour exploiter le filon loisirs familiaux », affirme Bruno de Guibert, plus sensible aux contraintes de la traction intégrale (poids, consommation, coût) qu'aux promesses du marché. « Il faut certes des voitures pour tous les goûts et pour tous les besoins ; alors, forcément, nous devons faire des choix car nous ne pouvons être partout ». Le patron du produit Peugeot mise plus sûrement sur le concept des voitures hautes, façon 307 ou Stilo - « Je suis un peu étonné que Peugeot et Fiat aient abouti aux mêmes conclusions en même temps... » - dans la mesure où, dit-il, « l'espace à bord participe de cette quête de polyvalence de la part de la clientèle ». Beau, pas beau ? « Nous avons la prétention de faire de belles autos sans pour autant rechercher l'esthétique pour l'esthétique. Une belle voiture doit refléter ce qu'elle peut donner ».











