À l'exception de deux ou trois points, la réunion du conseil municipal de vendredi soir a été plutôt consensuelle. Même sur le problème de l'insécurité — abordé (survolé ?) en fin de séance par le biais d'une « question diverse » posée par Jacques Duchêne — majorité et opposition semblent avoir des vues très proches.
PARMI LES QUESTIONS, ayant rallié l'unanimité sans grands débats à la réunion du conseil vendredi, figurent la restructuration de l'école maternelle Louise-Michel (Chenevières), une convention d'approvisionnement en eau potable de Vyans-le-Val, la revalorisation des indemnités du maire, des adjoints et des conseillers délégués, l'intégration de deux agents non-titulaires de l'école de musique, une cession de terrain (futur centre médico-social des Chenevières) et des acquisitions, des attributions de subventions et le financement de la réalisation d'une fresque à l'école de Saint-Valbert. En revanche, les cinq élus d'opposition (droite) ont voté contre une augmentation de 10 540 E de la contribution aux travaux d'aménagement esthétique du réseau d'électricité du centre ville (Jacques Duchêne — opp. droite) : « Avant que les choses ne commencent, voilà qu'arrive déjà le premier avenant à la hausse ! » Par ailleurs, les deux élus féminins du même groupe (et eux seuls) s'abstiennent lorsqu'il s'agit de mandater le maire pour demander une subvention concernant la requalification du quartier des Chenevières.
Trop de cabinets d'études
Ne fait pas l'unanimité non plus un rapport présenté par Claude Stevenot, adjoint à l'environnement (Vert) concernant la gestion future de l'installation de chauffage urbain sur l'ex-Quartier Maunoury (chauffage au bois avec insertion dans une démarche dite de « haute qualité environnementale ») : selon le rapport, il est nécessaire d'avoir recours à deux cabinets d'études (coûts : 8400 et 20 292 E). Jacques Duchêne se déclare « surpris par le nombre de cabinets d'études auxquels on fait appel », disant que c'est « peut-être utile », mais que « cela devient énorme », moyennant quoi les trois élus masculins d'opposition s'abstiennent, leurs deux consoeurs votant contre. Notons encore que Jacques Duchêne toujours a déploré que ne figure aucun élu d'opposition dans les cinq représentants du conseil municipal au sein du comité de gestion de la convention de collaboration culturelle avec la communauté de communes : « Nous sommes dans la logique qui veut que la majorité seule soit représentée dans certaines instances », lui répond le maire. Jacques Duchêne : « En somme, vous êtes cohérents, mais dans le négatif ». Le maire : « Cohérents... »
Comités de quartiers
La première question qui va ensuite amener des discussions plus importantes est celle des conseils de quartiers, plus exactement du règlement intérieur à adopter pour ceux-ci. René Rué, conseiller délégué, expose donc ce projet d'adaptation du règlement, expliquant que seul l'article 10, parmi toutes les autres suggestions des participants aux différents conseils, pose problème à la municipalité : elle persiste à penser que la fonction de délégué élu d'un tel conseil est incompatible avec l'exercice d'un mandat municipal ou d'un emploi municipal. C'est contre cette dernière vision des choses que s'élève Gilles Lazar, adjoint aux sports et à la citoyenneté (PC), ce qui l'amènera « à ne pas voter le texte proposé », allant ainsi dans le même sens que les trois conseils de quartiers « qui ont tous trois rejeté l'article 10 ». Jacques Duchêne fait savoir également que lui et ses amis ne voteront pas le texte non plus : « Nous n'avons jamais approuvé la création de ces comités. D'ailleurs, est-ce que ça marche ? Pouvez-vous me citer une seule proposition issue des réunions de ces conseils qui ait été reprise au niveau municipal ? Si des citoyens veulent s'investir dans l'action au service de la ville, qu'ils se signalent au moment des élections, lorsque se font les listes de candidats, au lieu de se manifester après-coup en créant des "comités Théodule" ou autres ! ». Gilbert Hans fait au contraire observer que ces comités sont utiles : « Nous avons recueilli leurs avis avant certains travaux. » Sophie Bourbon (opp. droite) n'est pas convaincue : « Les gens ne sont pas informés de ces réunions et ils ont le sentiment que, de toute façon, leurs demandes seront peu écoutées. Et puis, le maire et les conseillers devraient y être plus souvent présents… ». Le maire justement, estime que « cela marche plutôt bien, même s'il est vrai que c'est difficile de faire participer les gens à la vie locale ». Quant au fait de ne pas permettre qu'un employé communal devienne délégué de quartier, Jean-Pierre Michel pense que « la qualité de fonctionnement territorial implique un certain devoir de réserve » et qu'une personne dans cette situation « se trouverait, simplement pour elle-même, en situation ambiguë ». Lorsqu'on passe au vote on enregistre trois voix contre (les élus masculins d'opposition) et six abstentions (dont les deux consoeurs des précédents). (À suivre)











