Le dojo du COSEC de la Piscine portera le nom de Michel Clément. Une cérémonie émouvante s'est tenue vendredi soir à la mémoire du dirigeant tragiquement disparu.
Le judo club audincourtois est encore sous le choc. Michel Clément se rendait à bicyclette à son travail vendredi dernier, vers 5h, lorsqu'il a été fauché par une voiture à quelques kilomètres de son domicile de Dampierre-sur-le-Doubs. Sa disparition laisse toute une famille dans la douleur. Et de nombreux amis dans la peine. Electricien à Peugeot Sochaux, Michel Clément était devenu l'un des plus fidèles dirigeants du club de judo à Audincourt depuis une dizaine d'années. L'an dernier, la ville lui avait décerné une médaille pour son engagement bénévole tandis que ses deux fils, Sylvain et Jérôme portent le kimono et suivent les entraînements de René Jeannerat. «Michel était un papa exemplaire, qui ne savait pas nous dire non et nous faisait confiance», souligne René. Le comité du club n'a pas tardé à vouloir rendre hommage au dirigeant disparu. Vendredi soir au COSEC de la Piscine, une cérémonie émouvante a été organisée pour baptiser le dojo au nom de Michel Clément. Une plaque et une photo qui rappellent son souvenir, ont été dévoilée par ses proches et le maire, Martial Bourquin. Le président Henri Lauter, les autres responsables du club et quelques jeunes judokas ont unanimement salué la mémoire de Michel: «Il était notre cameraman à chaque compétition»... «Ses valeurs humaines étaient les mêmes que celles prônées dans notre discipline sportive: l'amabilité, le contrôle de soi, la modestie»... «Il était celui qui nous redonnait le moral quand ça n'allait pas»... «Il savait faire tourner la boutique lorsqu'on organise le challenge Eltgen, il était capable de résoudre tous les problèmes et il n'avait pas fini de nous montrer ses talents»... «Michel nous manque, mais à partir de ce soir, il est toujours parmi nous dans cette salle». A 44 ans, Michel Clément a brutalement quitté les siens. Mais comme le confiait René Jeannerat en aparté vendredi soir, «maintenant, la vie doit continuer». Très soudée, la famille du judo a souhaité qu'Elisabeth reprenne les fonctions de son mari au sein du club. Michel se chargeait principalement de l'intendance avec une serviabilité que personne n'oubliera. Gravé au mur du dojo, son nom restera quoi qu'il advienne, associé à l'histoire du judo.
En présence de nombreux judokas et amis, le dojo a été baptisé à la mémoire de Michel Clément.
Photos Thierry Boillot











