Une délégation de septante Disonais est arrivée hier samedi pour célébrer le 40e anniversaire du jumelage. Après les retrouvailles sous la pluie, place aux festivités et aux agapes.
JUMELAGE PLUVIEUX, jumelage heureux! Se doutant d'un éventuel mauvais coup de ciel, les responsables du comité de jumelage ont eu raison de prévoir quelques toiles de chapiteau pour recevoir leurs amis belges. Comme un fait exprès, le soleil a boudé l'arrivée de la délégation disonaise hier après-midi qui, à peine débarquée du bus, se retrouvait à trinquer pour célébrer le quarantenaire. Au diable donc la météo triste! Les retrouvailles franco-belges sont toujours placées sous le signe de la bonne humeur, et les nuages n'y pourront rien changer. Victime du jour, l'orchestre Jazz'Audingue n'a pas pris le risque de sortir les instruments. Restaient les trompettes de La Vigilante pour sonner le rassemblement et les danses dynamiques des Pom-pom-girls d'Exin'danse. Outre Audincourt, la ville wallonne de Dison est jumelée avec Cimpulung Muescel en Roumanie et Jalapa au Nicaragua! «Mais les seuls et authentiques échanges réguliers n'ont lieu qu'avec Audincourt», confesse Jean-Michel Klassen, président de la commission communale des fêtes du côté belge. «Nous avons commencé à fêter le 40e anniversaire l'an dernier à Dison. C'était super et nous avions reçu la promesse d'être accueillis courtoisement à Audincourt cette année. Le temps n'y est pas, mais l'ambiance est là».
Tremplin
Réussir Ensemble a prévu une distribution de pâtisserie. Les premiers verres de bière sont rapidement consommés et Marie-Claude Gallard, maire adjointe chargée du jumelage prononce les mots de bienvenue sous le signe de l'amitié européenne. Certes, les festivités n'auront pas le faste des trente ans qui avaient vu débarquer trois cents Disonais en terre comtoise. Une désaffection constatée de part et d'autre de la frontière. «Nous avons fait le nécessaire pour inviter les associations et la population avec des courriers et des appels dans la presse locale», souligne Jean-Michel Klassen. «Mais je ne sais pas expliquer pourquoi nous sommes moins nombreux. Nous aimerions élargir les connaissances entre nos populations. Avec nous, des membres de clubs de basket, de billard et de gymnastique sont venus dans le but de tisser des liens. Nous espérons que ce week-end sera le tremplin vers d'autres échanges».
Idées
Parmi les visiteurs, un hôte de choix en la personne de Patrick 1er, prince carnaval accompagné de sa suite, qui fourniront une parade costumée lors du déjeuner dominical. Le joyeux drille est élu lors du carnaval rhénan qui se tient à Dison chaque année. Sinon, le bourgmestre «faisant fonction» André Delaval a redécouvert Audincourt avec plaisir, mais pour la première fois dans le cadre des fêtes du jumelage. «Je suis venu auparavant pour La Campagne à la Ville ou la BD», raconte-t-il. «Audincourt se transforme et s'embellit et nous travaillons aussi pour rénover Dison de notre côté. Nous échangeons nos points de vue entre élus. Le maire Martial Bourquin nous a expliqué sa politique de rachat de terrains mis à disposition de promoteurs. C'est une idée que nous pourrions exploiter chez nous».
Football
Hier soir, les Compagnons du Boitchu ont intronisé quatre personnalités: Nana Cugini, vice présidente du comité belge, André Delaval, Jean-Yves Pieltain, chauffeur du ministre et bourgmestre en titre Yvan Ylieff et Jean-Marc Kolb, directeur général des services à Audincourt. Au même moment, la Brabançonne et la Marseillaise résonnaient dans l'enceinte du stade de France. Président du Football Club des Forges, René Gousset avait choisi la fête franco-belge plutôt que la retransmission télé. Jean-Michel Klassen lui, préférait ignorer le score final: «A moins que la Belgique gagne? Mais on ne va pas se fâcher maintenant». Ce soir au banquet des noces d'émeraude, Dison et Audincourt renouvelleront leur serment et même les confrontations sportives ne sauraient trahir leur amitié de quarante ans.
La délégation belge a été accueillie sous chapiteau pour cause de pluie.
Photos Thierry Boillot
Jean-Luc Racenet a mis en scène l'exposition de poème d'Adolphe Hardy dans le parc.
Jean-Michel Klassen (à gauche) : « Nous espérons que ce week-end sera le tremplin d'autres échanges ».











