Georges Kvartskhava se présente pour la troisième fois aux législatives sur la 4e circonscription sous l'étiquette de Lutte ouvrière, pour dire que le monde du travail existe politiquement.
JE VEUX FAIRE entendre la voix des travailleurs qui a été étouffée aux présidentielles par des manoeuvres politiciennes. Sous prétexte de battre l'extrême-droite, on a fait voter pour le représentant politique des multinationales. Ce qui pose un problème pour l'avenir. L'ensemble des voix de droite aurait suffi à battre Jean-Marie Le Pen ». La page des présidentielles tournée, Georges Kvartskhava, candidat de Lutte Ouvrière, estime que le choix des législatives entre la gauche et la droite est un faux choix. Il renvoie les deux camps dos à dos. « Les uns comme les autres continueront à prendre aux pauvres pour donner aux riches. Les uns comme les autres favoriseront les actionnaires au détriment des travailleurs. Les uns comme les autres laisseront les grandes entreprises licencier et aggraver le chômage. Les uns comme les autres continueront, pour diminuer les impôts des plus riches, à faire des économies sur la santé, sur l'Éducation nationale, sur les transports collectifs, sur tous les services publics. Les uns comme les autres aggraveront la paupérisation du monde du travail ».
Lutte des classes
Les élections ne changeront rien, prédit Georges Kvartskhava, qui ne voit d'autre solution que la lutte des classes. « Pour peser sur la vie politique, il faut que les travailleurs s'affirment en tant que force indépendante de toutes les forces politiques. Il faut qu'ils défendent les intérêts de classe face à la classe des exploiteurs ». Et d'ajouter : « Le grand patronat n'est sensible qu'au rapport de force. Il continuera à licencier, à baisser les salaires, à remplacer les emplois stables par des emplois précaires tant que le monde du travail ne sera pas en mesure de défendre son droit à l'existence ». L'ancien ouvrier de la métallurgie appelle à faire renaître, à la place du PCF qu'il juge déconsidéré, un parti qui soit au service des intérêts politiques du monde du travail. « Ce qui sera en plus, le meilleur moyen, et le seul de faire reculer l'extrême-droite ».
Droit
Ce parti affirmera le droit aux travailleurs de vivre convenablement, s'opposera à ce que les actionnaires passent avant les travailleurs… « Il faut contrôler les comptes des entreprises et des banques afin que les richesses créées par les travailleurs ne soient pas dilapidées par la classe privilégiée ou gaspillées dans la spéculation alors même que la misère des classes populaires s'accroît. Il faut interdire les licenciements collectifs dans les entreprises qui font des bénéfices ».
Convaincre plutôt que vaincre
Les premières annonces du gouvernement Raffarin laissent sceptique Georges Kvartskhava. « La droite annonce une réforme des retraites. Ce qui, de la part de ces hommes politiques signifie en clair qu'il sera encore plus difficile d'obtenir une retraite normale et qu'on en repoussera l'âge ». L'insécurité ? « La droite annonce une politique sécuritaire qui vaut celle de Le Pen. Aux jeunes déboussolés des quartiers populaires, elle promet, au nom de la tolérance zéro, des camps d'enfermement pour les mineurs, mais rien qui pourrait leur éviter la délinquance… ». Réduction d'impôt ? « En profiteront surtout les plus riches. Moins d'impôts, cela veut dire des services collectifs en moins, des hôpitaux encore plus délabrés et une Éducation nationale encore plus insuffisante ». Sur le plan local, le candidat de LO estime que dans le dossier d'intégration de Mathay, les habitants doivent avoir le dernier mot. « Je ne dis pas qu'ils ont raison mais il faut savoir convaincre plutôt que vaincre ». Georges Kvartskhava est âgé de 65 ans. Il est marié et père de deux enfants. Son suppléant est Michel Treppo, ouvrier de la métallurgie.
Georges Kvartskhava défend les intérêts des travailleurs.
Patricia Louis











