Humour, poésie, joie, tendresse, mais aussi une pointe de nostalgie avec un hommage rendu à deux artistes étaient au programme, vendredi soir, à l'occasion de la traditionnelle soirée de l'atelier chansons de la Maison pour tous.
QUALITÉ, diversité, talent, soirée agréable et sympathique », des mots qui revenaient souvent dans la bouche des spectateurs vendredi, à l'issue d'une longue soirée dédiée à la chanson française. Quatre heures de spectacle dans un foyer Georges Brassens surchauffé qui, décidément, a bien des soucis avec sa ventilation. Un peu moins de monde cette année pour la dernière affiche de la saison de la MPT et la traditionnelle soirée de l'atelier chansons. Néanmoins quelque 200 spectateurs avaient le déplacement pour saluer les sept artistes régionaux. on est venu applaudir des habitués de la scène beaucourtoise, mais aussi un nouveau à l'atelier, Noël Barraux. « Certains sont auteurs, compositeurs, d'autres uniquement interprètes, mais tous sont amoureux de la chanson française » commente Isabelle K, la « Madame Loyale » de la soirée. La première à se lancer sous les feux des projecteurs, Francine Pohl, celle qui déteste la langue anglaise, mais qui adore les « zé dansants » (lire thé dansant). Accompagnée par « Le » pianiste Gilles Bierry, elle a dédié ses chansons « à tous les amoureux de la musique et de la poésie ». « Son ami Pierrot qui chante dans la nuit brune », la suit dans un message d'amitié. Et de lancer aux spectateurs, déjà en sueur : « C'est bien de chanter l'hiver quand on crève de chaud ! ».
Entre humour, émotion et provocation
Elle possède aussi son stock inépuisable de chansons humoristique, comme celle sur les démonstratrices de boites « tupperverre », « elle déballe tout son bataclan, ses couvercles blancs avec la dernière nouveauté pour couper la queue des radis ! ». Dans un autre registre, le « pince sans rire », Lionel Prioreschi interprète une chanson de Félix Leclerc, « La chanson perdue » suivie d'une poésie de Jean-Marie Vivier, « La dame du square ».
La soirée a continué avec de l'humour et un « p'tit chef d'oeuvre » de Bel Hubert, « La génisse adolescente », de l'émotion avec cette belle chanson du suisse Sarclo : « Mon papa ». Lionel, récent gagnant du concours de la chanson de Guebwiller a terminé son solo avec les « Vélos d'Amsterdam qui font des beaux c… Aux dames ! ». À l'origine c'est Guy Béart et Marie Laforêt qui chantaient « viens mon vieux Frantz », vendredi soir Isabelle K et Lionel, malgré un « faux départ », en ont fait une belle reprise. « Noël aux barreaux, mai sera beau » plaisante Isabelle en invitant Noël Barraux « et sa voix de baryton » à venir sur la scène pour interpréter un texte d'Aragon mis en musique par Jean Ferrat. Puis entre sur la scène Danièle Romain, fidèle à elle-même : « Je suis chiante, pas de flash, peu de lumière et pour les… joints, vous attendez l'entracte ! »… C'est dit.
Rendez-vous le 28 septembre
Accompagnée pour la dernière fois par son fidèle accordéoniste Dominique Blumberger (qui quitte Beaucourt pour la Réunion), elle se joint à Isabelle pour interpréter une chanson de Marie-Paule Belle, « Trans Europe Express ». De ce train qui « emporte ses amours perdus », elle passe à une chanson sur la pédophilie avec « le petit Quentin qui entend les pas qui grincent dans l'escalier ». Le public apprécie, applaudit, l'on ouvre enfin les portes de « l'étuve » avant que Danièle ne revienne pour « Le temps des fleurs » qu'elle interprète en allemand, « c'est plus percutant ! ». Encore un très beaux duos entre Danièle et Lionel avant d'inviter « le public chéri qui l'aime à lui payer à boire » pendant l'entracte.
Elle termine avec Isabelle et Lionel dans une reprise des Frères Jacques, « Chanson sans calcium » puis avec un de ses « tubes » : « Paris fou rire ».
De la guitare au piano, des anciennes aux nouvelles chansons, tantôt mélancoliques « grimaille », tantôt amusantes, « comment fait-il », Bruno Hayotte poursuit son petit bonhomme de chemin toujours aussi apprécié du public de la MPT. Retour attendu et réussi pour Michel Lloret et son guitariste pendant une vingtaine de minutes, le temps de découvrir, sa « promenade » et une chanson « pour sa sorcière bien aimée, celle à qui il demande pardon ». Isabelle K. revient pour deux chansons d'Anne Sylvestre qu'elle a découvert lors de son récent passage à Beaucourt. Il était près d'une heure du matin, lorsque l'atelier a rendu hommage à deux artistes, récemment disparus et qui ont laissé un beau souvenir lors de leur passage au foyer beaucourtois, Bernard Haillant et Francis Lemarque. Derniers applaudissements de la saison, avec pour le public le plaisir de revenir dès le 28 septembre pour un programme qui s'annonce alléchant (voir notre édition d'hier) et dont la tête d'affiche sera Georges Chelon.
Toujours beaucoup d'humour avec Francine Pohl.
Photos Charly Fischer
Le public apprécie cette fête à la chanson française.
Isabelle K. et Lionel Prioreschi dans de superbes duos.
Michel Lloret, un retour apprécié sur la scène du foyer Georges Brassens.











