Président du festival du court-métrage d'Altkirch, le cinéaste Claude Stadelmann tourne cette année son 6e long-métrage, à Madagascar.
Un concours de circonstances dû au hasard et à l'amitié. » C'est ainsi que le cinéaste helvétique Claude Stadelmann, président du festival du court-métrage d'Altkirch, explique sa venue dans la capitale du Sundgau. « J'avais un projet entre Madagascar et l'Alsace. À partir du tournage d'un film documentaire sur une ligne de chemin de fer à Madagascar, construite par un alsacien, Fridolin Dreyer originaire de Ferrette, "Madagascar, un train dans la falaise", j'ai eu envie de faire un livre sur l'histoire de ce train, la réalisation de cette ligne, pourquoi Fridolin Dreyer est parti là-bas… » En s'adressant à la mairie d'Altkirch pour rencontrer ses descendants, il fait connaissance avec Geneviève Risterucci, l'attachée culturelle à la Ville d'Altkirch.
Un travail d'auteur
Entre Claude Stadelmann et Madagascar, c'est un peu une histoire d'amour qui est née. Aujourd'hui, il y travaille les deux tiers de son temps, avec au bout cinq films dont Taxi-Vanille, un long-métrage fiction, Madagascar, un train dans la falaise, et Un kilo de riz par jour, ça use, deux documentaires. Le cinéaste se définit volontiers comme « un artisan du cinéma ; j'écris, je réalise et je filme ». Fervent défenseur des courts métrages, Claude Stadelmann se dit « ravi de faire parti du jury du festival. On aura l'occasion de voir une trentaine de courts-métrages, une large palette de ce parent pauvre du cinéma. Il n'y a pas de différence entre un film et un court-métrage, c'est toujours un travail d'auteur. Mais la télévision renâcle à les diffuser. Il est alors rare de voir ces films hors festival, les seules possibilités sont des occasions un peu folles comme celle-ci. »
Liberté
Une définition du court-métrage ? « Il est en littérature ce qu'une nouvelle est au roman. C'est un engagement total de l'auteur. Mais il y a davantage de liberté dans un court-métrage ; souvent les jeunes réalisateurs travaillent avec des "potes", il y a une vraie foi, un vrai désir de fabriquer un film, ils n'ont pas encore la contingence du fric qui nous bouffe. » Ses projets sont une fois de plus intimement liés à Madagascar. Le tournage de son 6e long-métrage doit commencer avant la fin de l'année dans l'île. La piste du Rhum est inspirée d'un faits-divers, l'assassinat d'un coopérant suisse. « Une affaire louche, un polar à tiroir, à la Chabrol. Je vais essayer d'ouvrir plusieurs pistes pour avoir un regard pertinent sur Madagascar à travers un film d'action, avec des acteurs malgaches. » Sortie sur les écrans : 2003.
Claude Stadelmann va tourner à Madagascar son 6e long-métrage.











