Depuis sept ans, le week-end de l'Ascension est le rendez-vous incontournable des pratiquants et passionnés de tennis fauteuil. Pour cette septième édition, Handisport organisation tennis (HOT), la ville d'Illzach et l'ASIM Tennis ont organisé le championnat interrégional individuel et ce pour la seconde année consécutive. Cette épreuve a réuni 14 joueurs issus des clubs de la zone Est-Nord, parmi lesquels trois premières séries françaises. Mais le haut niveau n'était pas le seul représenté puisque, outre la présence des trois ténors et des habituelles 2e et 3e séries, cinq joueurs non classés débutant sur le circuit ont participé au tournoi. Parmi eux, Nicolas Peifer (Sarreguemines), âgé seulement de 12 ans, et Sébastien Husser (22 ans), originaire de Sausheim et licencié au club Alsace Sports Fauteuil Mulhouse, ont disputé la finale du tableau non classés. Par leurs performances et leur enthousiasme, ils ont démontré au public, aux organisateurs et partenaires que la vocation de HOT est aussi de permettre l'éclosion de jeunes talents.
Fischer conserve son titre
Le titre de champion régional 2002 est revenu, comme pour l'édition précédente, au Strasbourgeois Laurent Fischer, n°8 français, qui bat en finale son compagnon de club Thierry Bodemer, n°12 français, en trois sets âprement disputés. Il est à noter qu'en demi-finale, Thierry Bodemer avait réussi la grosse perf en éliminant le n°4 français, Christian Gross (Sarreguemines). Laurent Fischer, fidèle parmi les fidèles du rendez-vous illzachois (septième participation), avait tenu à honorer de sa présence ce championnat, bien que traversant une période de transition dans sa carrière tennistique. Il en a été fort justement récompensé et a d'ailleurs renouvelé sa confiance aux organisateurs pour la prochaine édition. De telles preuves de fidélité ne peuvent qu'inciter Philippe Sailley, directeur du tournoi, et toute son équipe à poursuivre l'aventure, malgré les obstacles pour réunir chaque année un budget conséquent. « Notre désir à tous est évidemment de prolonger ce plaisir partagé, précisait Philippe Sailly. Mais il faut être lucide et pragmatique. Nous sommes dans l'obligation de rechercher de nouveaux partenaires, afin de maintenir un équilibre budgétaire malmené ces deux dernières années. » On ne peut que souhaiter que cet appel soit entendu : il en va de la survie de la seule compétition de tennis handisport de la zone Nord-Est de l'Hexagone.











