Katie Linnen, lycéenne de 18 ans, achève un séjour de trois mois à Guebwiller. Elle a suivi les cours au lycée Kastler et dresse le bilan de cette première expérience loin des siens.
Katie Linnen est arrivée à Guebwiller le 14 février dernier, en provenance de Peterborough, en Ontario et vient de rejoindre l'autre côté de l'Atlantique. Lycéenne au Canada, Katie a suivi les cours de terminale au lycée Kastler, dans la classe de Camille Wassmer, dans la famille de laquelle elle a séjourné, à Guebwiller, où elle s'est sentie très bien et où elle a fêté ses 18 ans, juste avant son retour au Canada. Une occasion de faire un peu le bilan de ce premier contact avec la France. Son but, en arrivant ? Améliorer son français, qu'elle apprend depuis l'âge de 6 ans, et découvrir un autre pays et ses traditions. Elle est venue par le biais de l'association AFS, Vivre sans frontières. Katie se débrouille bien dans notre langue. Au Canada, elle a eu la possibilité de pratiquer l'apprentissage de plusieurs matières, comme les mathématiques, l'histoire-géographie et la biologie en français.
Au Canada, on ne se fait pas la bise comme en France… Mais on est plus ami avec les profs !
« Tout est différent ici, le lycée et ses vieux bâtiments. C'est plus joli. Les villes ont plus de caractère », souligne la jeune Canadienne, qui a beaucoup apprécié le charme des petits villages alsaciens. Elle a trouvé les gens « sympas ». Katie relève de nombreuses différences dans les relations avec les autres : « Au Canada, on ne se fait pas la bise comme en France. En revanche, là-bas, on est plus ami avec les profs ». Ils sont plus disponibles après la classe et plus proches. Les regroupements sont aussi différents. On change de classe selon les matières enseignées. On fait aussi beaucoup de sport, de musique, du théâtre, après l'école, ce qui lui a manqué ici. « Les journées de classe sont trop longues, en France » estime Katie. Au Canada une journée de classe commence à 8 h 30 et s'achève à 14 h 30. Beaucoup de jeunes ont un petit travail après l'école, à partir de 15 ou 16 ans. Katie trouve cela très positif. Au Canada, les jeunes peuvent conduire une voiture à 16 ans En revanche ils ne peuvent voter qu'à partir de 19 ans et n'ont le droit de boire de l'alcool qu'à partir de cet âge-là également. Mais d'après elle, les jeunes Canadiens boivent davantage, justement pour braver l'interdit. Son séjour est passé bien vite, entre les visites de Mulhouse, Colmar et Strasbourg, les sorties avec les Américains en séjour au lycée, les vacances à Bandol durant les congés de printemps, avec sa famille d'accueil. La vie de famille est différente aussi. La famille se retrouve à heures régulières pour les repas, ce qui donne du temps pour discuter, alors qu'au Canada chacun est davantage de son côté. Pour Katie, c'était le premier séjour aussi long loin de sa famille. Elle estime avoir beaucoup amélioré son français, par la nécessité de s'ouvrir davantage. « On ne peut pas tout garder en soi. Tu dois aller vers les autres », dit-elle, car « les autres ne viennent pas à toi. Et parfois c'est difficile au début. Mais après, c'est vraiment bien ». Katie pense être aussi plus ouverte, grâce à ce séjour. Elle est un peu partagée : contente de rentrer pour retrouver les siens, elle aurait cependant aimé rester plus longtemps. Elle compte bien utiliser ses acquis dans notre langue pour son futur métier.
Pour la jeune Canadienne Katie Linnen, un premier séjour en France riche en découvertes.
Geneviève Bader











