Récemment intégralisé, après avoir été rallongé, le Kangoo multiplie les appels du pied en direction d'une clientèle sensible aux vertus des ludospaces. Dernier en date, le turbodiesel 1.5 dCi common rail inauguré en juin dernier par la Clio. Les 65 ch annoncés risquent d'être à la peine à pleine charge mais à vide voire à mi-charge, le petit quatre cylindres fait plutôt bonne impression, très disponible à bas et moyen régime, un peu moins plus haut. Bruit contenu, vibrations assez bien maîtrisées, consommation correcte (6,5 litres en moyenne), ce dCi 65 est intéressant, nettement plus que le 1.9d 65 ch qu'il remplace, mais forcément limité dans ses prestations. Également proposé, un 1.9 dTi 80 ch, mais il sera bientôt remplacé par un dCi de même puissance déjà proposé à la Clio et qui devrait particulièrement convenir au Kangoo dont les qualités routières s'accommodent de puissances supérieures. La version essence 1.6/95 ch en est la preuve. Bien suspendu, certes chaloupant beaucoup en raison d'un amortissement un peu tendre et d'un centre de gravité haut perché, le Renault est particulièrement sécurisant sur tous les types de terrain et somme toute confortable malgré des sièges peu convaincants. Osons une comparaison, en forme de compliment : le Kangoo est la Renault 4 des temps modernes... Pour le reste, cette nouvelle version n'évolue pas, du moins par rapport au « restylage » intervenu en juillet dernier. Toujours aussi vaste (5 vraies places et du coffre en moins de 4 mètres de long) et lumineux, l'habitacle est très agréable -à défaut d'être remarquablement présenté- particulièrement avec l'immense toit ouvrant panoramique proposé en option. Deux versions disponibles (Expression et Privilège) que l'on reconnaît à leur niveau d'équipement, à partir de 14 600 E.
Né en 1997, le Kangoo domine le marché des ludospaces. L'engin vieillit bien...
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