Une cellule terroriste du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, dissident du GIA), composée de six Algériens liés au réseau ben Laden, a été démantelée hier en Espagne. La cellule avait notamment pour activité d'acquérir du matériel d'optique, de télécommunications, d'informatique et d'électronique, afin de les envoyer en Algérie ou en Tchétchénie. La falsification de cartes de crédit leur permettait d'assurer leur autofinancement et d'apporter une contribution au financement de leur organisation en Algérie. La cellule était directement liée au Tunisien Nizar Trabelsi, arrêté le 3 septembre en Belgique en possession d'une mitraillette et de produits chimiques pouvant servir à la fabrication d'explosif, et au Français Jérôme Courtellier, alias Salman, arrêté le même jour aux Pays-Bas, et dont la présence a été détectée en juillet en Espagne. Ces deux hommes appartenaient à des groupes qui projetaient de commettre des attentats-suicides contre des intérêts américains en Europe. Des liens ont également été établis avec le Tunisien Essid Sami ben Khemais, alias Saber, responsable d'un commando islamiste dont les membres ont été arrêtés en avril à Milan et Varèse, en Italie. L'opération de la police espagnole entre également dans le cadre des arrestations effectuées en France la semaine dernière. Les sept islamistes interpellés vendredi dernier dans la région parisienne et soupçonnés de projets contre des intérêts américains ont été écroués mardi soir après avoir été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ». Ils sont soupçonnés d'avoir été en relation avec Djamel Beghal, un franco-algérien de 35 ans arrêté en juillet dans les Émirats Arabes Unis et considéré comme un proche de ben Laden. Kamel Daoudi, un « huitième homme » appartenant à ce réseau, a été arrêté mardi à Leicester, dans le centre de l'Angleterre, en compagnie de deux autres individus. Ce Français de 23 ans avait échappé aux policiers lors de l'interpellation de ses complices présumés. En Allemagne enfin, les autorités ont lancé un mandat d'arrêt international contre Said Bahaji, un Germano-Marocain. Les enquêtes menées en Allemagne retiennent l'attention des États-Unis dans la mesure où les attentats pourraient y avoir été mis au point.











