L'assemblée générale du Souvenir Français, canton de Champagney, s'est déroulée samedi après-midi. La séance a duré près de quatre heures durant lesquelles les actions en direction des jeunes ont été évoquées.
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du Souvenir Français a commencé par un peu d'amertume de la part du président Luque : tous les maires du canton étaient invités, seuls deux étaient présents (Champagney et Plancher-les-Mines) ; tous les présidents d'associations patriotiques du canton étaient invités, seuls quatre étaient présents, plus Gilbert Gable retenu par son état de santé ; tous les chefs d'établissements scolaires du canton étaient invités, un seul était présent — le principal du collège Jean Charpentier — plus une jeune institutrice dynamique de Plancher-les-Mines, Mlle Picenni. Étaient excusés M. Déloye, Guerrin, Jacquot-Boileau, Wyrwas. Au bureau, entourant le président Claude Luque, se trouvaient le vice-président, M. Terrier, le trésorier, M. Munier, et la secrétaire, Mme Demange.
Voie de l'avenir
Au cours de la séance a été effectuée une remise de diplômes de reconnaissance du Souvenir Français vis-à-vis des fidèles serviteurs de sa cause : Mme Demange, pour son excellent travail au secrétariat lors d'une période chargée d'activités ; M. Tison, le chercheur maquettiste des expositions ; M. Patillon, chercheur « sur le terrain » ; M. Charpentier, pour le lien qu'il crée entre l'association et le collège ; le maire de Plancher-les-Mines, pour l'engagement des forces vives de sa commune au service du Souvenir Français (pompiers, mairie) ; Gérard Poivey, le maire de Champagney, pour son engagement personnel ; et M. Lepaul, de Ronchamp. Le bilan et les prévisions des actions en direction des jeunes ont accaparé une grande part de cette assemblée générale. Et la section de Champagney du Souvenir Français réserve plus du tiers de ses ressources pour ces actions, le président remarquant que « les jeunes, il suffit de leur faire voir où est une voie pour qu'ils s'y engagent ». Et là, des maîtres, des responsables se sont impliqués : - A Champagney centre : la classe d'Alain Jacquot-Boileau est allée visiter Etobon, Villersexel, Rougemont, Oricourt — des lieux chargés d'histoire — le 28 septembre 2000. Les élèves ont aussi découvert tout simplement le monument aux morts et le carré militaire du cimetière de Champagney. - A Plancher-les-Mines : la classe de CE/CM de Mlle Picenni a enquêté sur la vie et la guerre d'un Poilu du village, engagé en 1914, tué en 1918. Deux publications, résultat de cette enquête, ont été éditées. La classe s'est rendue à Verdun pour mieux prendre conscience de ce que fut cette guerre. Et « pour que les noms sur un monument évoquent ce que fut une "vie brisée "aux enfants ». - Au collège Victor Schoelcher : les professeurs du collège ont découvert l'exposition du Souvenir Français sur la Libération (« Le Pays » y a une part importante). Ils l'ont demandée dans l'établissement au moment où les classes de 3e étudient la 2e guerre mondiale. Le club «histoire» adhère au Souvenir Français et organisera une rencontre avec des témoins des guerres passées (39/45 ; Indochine ; Algérie…).
Chemin du souvenir
MM. Luque, Patillon et Tison ont, avec quelques élèves qui pérennisent cette année leur engagement, balisé et expliqué un « Chemin du souvenir », à la Chevestraye. Il y a eu cinq sorties de travail, une sortie d'inauguration et encore du coeur à l'ouvrage pour créer un vrai sentier de 6 km de Brosset à la Chevestraye. Une exposition commune a été réalisée entre le Souvenir Français et le Maison de la Négritude et des droits de l'Homme dans le cadre des « Journées de la Citoyenneté ». La section cantonale du Souvenir Français n'a pour vivre financièrement que les subventions des communes, la moitié de la collecte sur les cimetières le 1er novembre, et que les dons (5 000 F l'année passée). Pour un balisage pérenne du sentier du Souvenir, il faut compter environ 21 000 F de dépenses. On recherche des subventions et des aides (mairies, conseil général, Région, Parc Régional, etc) et ceci en dehors des actions ordinaires et continuées du Souvenir Français, notamment l'entretien des tombes de ceux qui sont morts pour la France. Une rude tâche attend M. Luque. Mais sa réussite en direction des jeunes est un encouragement.
Un groupe de jeunes collégiens motivés pour faire vivre le souvenir.
Photos François Parietti
Mme Demange a été honorée pour son dévouement.











