Dominique Roux, vous êtes directeur de l'école de musique de la région de Dannemarie, qui vient d'acquérir un piano à queue. C'est un investissement important que peu d'écoles de musique ont les moyens de financer ?
À ma connaissance, seules les écoles les plus importantes de la région disposent d'un piano à queue. Nous avons eu une opportunité exceptionnelle, pour acheter un instrument dans un état quasiment neuf. Il a été livré le 16 juillet, et est installé à demeure sur la scène du foyer de la culture à Dannemarie ; les plus grands élèves de l'école pourront travailler dessus. Mais il est vrai que cela reste une grosse dépense.
D'où le concert organisé dimanche à 17 h ?
Nous comptons énormément sur ce rendez-vous pour récolter des fonds destinés au paiement du piano. L'entrée sera libre, mais nous ferons appel à la générosité du public à la sortie.
Au programme, cuivres… et piano ?
En effet, nous avons souhaité associer à l'ensemble de cuivres Polyson, dont je fais partie, les deux professeurs de piano de l'école, Henri Joerger et Gabriel Chapouilly. Le public entendra donc une alternance de pièces pour piano à deux ou quatre mains, de morceaux pour cuivres, classique ou jazz New Orleans, avec parfois une mise en scène un peu loufoque, et puis un mélange des deux.
Dites-nous en plus sur l'ensemble Polyson.
Au départ c'est une bande de quatre copains qui, il y a neuf ans, se produisent pour la première fois ensemble, et se disent « pourquoi pas continuer ». À la trompette, Jean Meyer et Pascal Maillard, qui donne également des cours à Dannemarie, au trombone basse, Éric Iltis, et moi au trombone ténor. Même si nous jouons aussi des pièces très classiques, nous sommes plutôt tournés vers le jazz Dixieland, avec un côté parfois comique.
Le nom du groupe n'est évidemment pas anodin…
Notre but avoué a été tout de suite de ne pas faire ce que faisaient déjà les autres, de jouer des choses différentes. Prouver qu'il est tout à fait possible d'interpréter du jazz en se passant de contrebasse et de batterie, qu'on peut bouger sur scène avec des trompettes et des trombones.
Votre objectif est-il aussi de pousser les meilleurs vers une carrière professionnelle ?
Non, il est extrêmement rare qu'un élève ayant commencé ici décide de faire de la musique son métier, même s'il y en a eu quelques-uns. Selon moi, mieux vaut former de bons amateurs, qui prennent plaisir à jouer d'un instrument, que des professionnels qui se retrouveront sur le carreau faute de débouchés.
Quels sont les prochains rendez-vous de l'école de musique ?
Le samedi 8 décembre, nous recevrons le Grütli, un brass band suisse, dirigé par Pascal Maillard. Puis le dimanche 16 décembre, ce sera l'audition de Noël, à l'église de Dannemarie.
Y ALLER Concert de l'ensemble de cuivres Polyson et des professeurs de piano de l'école de musique de la région de Dannemarie, dimanche 30 septembre, à 17 h, au foyer de la culture de Dannemarie. Entrée libre, plateau au profit de l'achat d'un piano à queue.
Dominique Roux et son trombone polisson.
Julie Keiflin











