Le président du Conseil synodal de l'Église réformée, le pasteur Humbert, accompagné de son épouse, était en visite à Sainte-Marie dimanche dernier. Le matin, il a exprimé son émotion et ses sentiments de compassion à l'égard de ceux qui sont touchés par la mort, quelqu'en soit la cause : tous les jours, mais aussi brutalement comme à Manhattan, à Toulouse, et dans tant d'autres régions du monde. Dans son message, il a appelé à une conversion du coeur, qui se traduise par plus de justice, et « par une attente de la venue du royaume de Dieu, qui se manifeste par des engagements au service des hommes ». L'après-midi, au cours d'un échange qui a duré une heure et demie, il a partagé sa vision du travail qui attend l'Église aujourd'hui, ouvrant des pistes à suivre ou à explorer.
Il a particulièrement insisté pour que cessent des luttes fratricides entre les religions, « car Dieu n'enseigne pas à tuer mais à aimer ». Il invite chacun à se garder des intégrismes qui montent, pour s'ouvrir à la tolérance. Il prône un oecuménisme très large qui ne se limite pas aux Églises chrétiennes. Sur une rencontre qui a duré 7 h, 4 h ont été consacrées aux échanges interpersonnels. Cela lui a permis de rencontrer des habitants de la vallée et de partager leurs préoccupations. Peut-être aurait-on pu espérer que, dans le cadre d'une aussi large ouverture à l'environnement, des éléments de réflexion soient donnés sur les formulations de la foi chrétienne aujourd'hui, et sur la question de l'unité de l'Église : la question du rapprochement entre luthériens et réformés n'a pas été abordée, et l'état des relations avec l'Église catholique tout juste évoqué.
Le pasteur Humbert a eu un échange d'une heure et demie à l'oratoire d'Échery.
Nicole Kuhn











