Distribus qui allonge sa course au nord jusqu'à Kembs, c'est bien même s'il ne s'agit pas là d'un vrai réseau urbain ! Et l'on peut penser que les habitants de cette nouvelle commune desservie par le transport de la communauté de communes des Trois Frontières sauront profiter déjà des commodités de la navette principalement. Mais on peut imaginer aussi la tête des habitants de Bartenheim-la-Chaussée, quartier traversé pourtant par le minibus et néanmoins superbement oublié à chaque passage. Et pourtant le Stutz est « pacté » depuis toujours avec Loechlé. Les deux populations se fréquentent ; les mêmes commerces, le même curé… Et voilà qu'elles n'auraient pas droit au même chauffeur de bus ? C'est dur de voir ainsi défiler ses amis derrière la vitre d'un bus sans pouvoir les rejoindre… Mais inutile de s'agiter sur le trottoir, de jouer les sémaphores avec ses bras, le chauffeur ne s'arrêtera pas. Et pas la peine non plus de se coucher sur la chaussée. Déjà, c'est dangereux. Alors ? C'est vrai : la population du Stutz peut légitimement se demander ce qu'elle a bien pu faire de si terrible à Distribus pour le voir ainsi sauter son quartier. Et puis, s'interroger aussi sur l'intérêt de bouder une clientèle éventuelle pour un service forcément déficitaire. Et bien sûr que non que le Stutz n'a ni la peste ni le choléra. Elle doit simplement cette mise en « quarantaine » au fait de dépendre de Bartenheim, commune non membre de la communauté de communes des Trois Frontières. Et c'est là, raison suffisante semblerait-il pour balayer toutes logiques, y compris économique. Les responsables Distribus expliquent en effet que l'intégration de Kembs à leur réseau urbain a nécessité une autorisation préfectorale, celle-ci se limitant à l'extension du périmètre de transports urbain aux seules limites de la Com. Com. On laisse toutefois entrevoir un espoir en évoquant là une première étape d'aménagement de la ligne 6. Distribus roule aussi pour l'entrée de Bartenheim à la Com. Com.











