PANORAMIQUE
THE PLEDGE
Depuis Indian runner, le comédien Sean Penn s'est rapidement imposé comme cinéaste. Son univers, grave et nostalgique, est traversé de thèmes aussi peu glamour que la mort d'un enfant. Au coeur de The pledge (La promesse), à nouveau la mort d'une fillette dont un flic, à l'heure de la retraite, fait le serment de retrouver le meurtrier. Présenté en compétition à Cannes, The pledge laisse cependant sur sa faim. Ce thriller en forme de traque désabusée, tourne rapidement à vide. Reste alors l'interprétation très sensible de Jack Nicholson entouré d'excellents seconds rôles comme Robin Wright Penn, Vanessa Redgrave, Benicio del Toro ou le revenant Mickey Rourke.
BEAUTÉS EMPOISONNÉES
Ayant autrefois maîtrisé Alien, Sigourney Weaver n'a guère de mal à faire passer les mâles sous les fourches caudines de son charme suave mais autoritaire. Dans cette comédie de David Mirkin, Sigourney est Max, une arnaqueuse au divorce. Elle pousse les hommes au mariage et les coince en leur mettant dans les pattes sa jeune complice Page (Jennifer Love Hewitt). Ne reste plus alors qu'à passer à la caisse… Mais tous les pigeons ne sont pas faciles à plumer. Souvent amusant, le film est aussi assez prévisible. Dans un rôle de milliardaire tabagique et cacochyme, Gene Hackman se livre, lui, à un pastiche délirant.
FAST AND FURIOUS
Quand le cinéma américain la joue survitaminé, il faut accrocher sa ceinture. Ce que ne font pas les protagonistes de Fast and furious dont tout l'essentiel de l'argument consiste à foncer tous azimuts. Spécialiste du cinéma d'action (Daylight avec Stallone), Rob Cohen s'est inspiré de Point Break avec une touche de Bullitt, de Fureur de vivre et de Blues brothers. Le tout pour raconter une (improbable) histoire de jeune flic blond et beau qui s'infiltre chez des bandits de grandes routes doublés de fous de la vitesse. Sans queue, ni tête mais pas sans tête-à-queue.
« Beautés… » : Jennifer Love Hewitt et Sigourney Weaver.
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