Les volleyeuses de Rixheim proposeront, samedi prochain, leur première sortie en Nationale 1 dans leur fief. Une soirée champagne avec Reims et une certaine Irina Gorbatiuk.
L'ASE R ixheim a été promue en nationale 1 et découvre un nouveau monde. A l'inverse de son équipe somme toute artisanale à ce niveau de la compétition, même si Sophie Casadéi et Sue Harbour peuvent se vanter d'avoir déjà évolué au plus haut-niveau français, l'ASER aura à faire face à des joueuses à la carte de visite prestigieuse. A commencer par ce samedi, pour leur première soirée en nationale 1 à domicile, quand les Rixheimoises auront en face d'elles ni plus ni moins qu'une championne du monde des années 90, recyclée à la passe, et qui orchestre désormais Reims. Irina Gorbatiuk est Biélorusse et est loin d'être atteinte par la limite d'âge (37 ans) après avoir fait le bonheur du Racing Club de France pendant sept ans puis de l'équipe de France jusqu'en 1997. En 1985, elle est devenue championne d'Europe avec l'URSS alors entraînée par Patkin. L'équipe soviétique, que Karpol allait prendre en main, a décroché par la suite le titre olympique à Séoul (1988) et le titre mondial à Pékin (1990). Un titre mondial, acquis à Pékin face aux Chinoises en finale, qui constitue le sommet de la carrière d'Irina Gorbatiuk dont les coéquipières étaient alors Oguienko, Smirnova et la même Irina Parkhomtchouk qui allait faire carrière sous l'appellation — mariage oblige — d'Irina Kirilova. Irina Gorbatiuk appartient, certes, à la génération de Brigitte Lesage, qu'elle a d'ailleurs privée du titre de championne d'Europe des clubs champions lors d'une mémorable finale Alma Ata - Ravenne en 1985, mais elle pèse toujours sur un match. Pas plus tard que samedi dernier, elle a encore mené les Rémoises vers un succès révélateur (3-2) aux dépens de Saint-Jean d'Illac qui vient de récupérer deux autres joueuses issues du championnat de Pro féminine : la passeuse Marie Mangeonjean (ex-Cannes et Villebon) et la contreuse centrale Claire Jaouen (ex-Clamart).
Truchetet et Spieser suivront
La revue d'effectif de cette nationale 1 féminine révèle que la moitié des équipes de ce championnat présentent ainsi des joueuses ayant transité par l'élite. Notamment Chamalières (Valérie Geay et Catherine Bouchon ex-Riom), Lattes (Nathalie Ghysel et la Slovaque Suzanna Jungova ex-Albi), Le Cannet (Marie Tari ex-Cannes, Frédérique Fillon ex-Calais, Maël De Kergret ex-Racing Villebon), Saint-Jean d'Illac (Claire Jaouen ex-Clamart, Marlène Mommessin ex-Rochette, Marie Mangeonjean ex-Cannes et Villebon) et Vincennes (Elise Anckaert et Sabrina Filomin ex-Clamart). Quant aux détours justifiés par une présence régionale dans les rangs adverses, ils concerneront l'INSEP et Saint-Chamond où évoluent, respectivement, l'ex-Kingersheimoise Lauriane Truchetet et l'ex-Huninguoise Laetitia Spieser.
Irina Gorbatiuk, ici aux côtés de Rayna Minkova qui réceptionne, était encore en équipe de France il y a quatre ans. Samedi, elle sera à Rixheim.
Christian Entz











